[Review] X-men: Days of future past

Days of future past est à l’origine un court arc de la série Uncanny X-men, paru début 1981. Son histoire commence dans un futur dystopique, où les Sentinelles ont tué quasiment tous les mutants. Certains des rares survivants tentent le tout pour le tout en envoyant l’esprit de Kitty Pryde dans son corps du passé, pour empêcher l’assassinat d’un candidat à la présidentielle qui fut l’étincelle qui mit le feu aux poudres. Pendant que les X-men du passé tentent de changer le cours de l’histoire, ceux du futur essaient de survivre tant bien que mal jusqu’à ce que leur plan réussisse.

Le film de Bryan Singer reprend les grandes lignes de cette histoire, en l’adaptant à l’intrigue déjà développée dans le précédent volet (First Class / Le commencement) tout en essayant de relier le tout à la première trilogie. Ainsi, c’est Wolverine qui est envoyé dans le passé, pour convaincre des mutants un peu désenchantés d’empêcher Mystique de tuer l’instigateur du projet Sentinelles.

image

Autant le dire tout de suite, c’est vrai qu’il y a quelques incohérences avec les films de la première trilogie, des petits moments où on se dit “mais pourquoi on n’a jamais entendu parler de ça dans tel film ?” ou “mais s’il se passe ça maintenant, alors pourquoi…” Après, ce n’est pas comme si c’était la première fois dans l’univers des comics de super-héros qu’une franchise était laissée entre les mains de plusieurs personnes et que le tout partait dans des directions parfois embarrassantes. Puis que quelqu’un arrivait en essayant de redonner une vraie direction à l’ensemble, quitte à effacer discrètement le plus oubliable.

La bonne nouvelle par contre, c’est qu’en regardant le film je me suis souvenu de la raison pour laquelle j’aime les X-men : la dynamique de groupe, la toile complexe des sentiments et des relations entre les uns et les autres, parfois même à travers le temps, à un moment où il n’y a pas encore eu 50 mini-changements de statu quo qui ont tué untel, l’ont ressuscité, fait changer de camp etc. Un peu comme dans l’épisode précédent, malgré le cast très important ce sont Magneto et le professeur Xavier qui sont mis en avant, ainsi que Mystique qui n’a jamais été aussi badass. Avec Bolivar Trask, chacun se bat à sa manière pour la survie des siens, et si les méthodes de certains sont extrêmement discutables, les inquiétudes des uns et des autres sont tout à fait compréhensibles. Les héros doivent sans cesse trouver l’équilibre entre le combat pour leur cause et leur attachement pour leur ennemi, qui hier encore était leur frère et pourrait peut-être le redevenir. On assiste ainsi à de très beaux moments entre les personnages : la scène entre Mystique et Charles Xavier à l’aéroport est tout simplement poignante, et le simple principe d’envoyer Wolverine dans le passé pour montrer le chemin à celui l’a initialement guidé constitue une utilisation magnifique du voyage dans le temps (en même temps qu’il vient balayer nos derniers doutes sur le fait d’avoir encore donné à Wolverine une place apparemment prépondérante dans le film).

Mais Days of future past, ce n’est pas que des moments d’émotion ! C’est aussi certains passages plus légers voire très drôles comme, on peut bien le dire, toutes les apparitions de Quicksilver. Alors qu’il s’agissait du personnage ayant le plus fait jaser depuis l’apparition de ses photos sur le net (son costume moche, ses cheveux moches, son air goguenard… enfin tout quoi) ses scènes sont vraiment excellentes. Bien que son apparence ait pu faire douter, le personnage est en réalité tout à fait égal à lui-même, c’est-à-dire extrêmement agaçant (mais juste pour les personnages) et en même temps complètement hilarant (mais juste pour nous :p). Mention spéciale à la scène de la cuisine, vous comprendrez en regardant le film. Et puisqu’on parle des aspects les plus légers du film, j’avoue que certains looks très typés 70’s prêtent carrément à sourire.

Enfin, une histoire de super-héros c’est aussi de l’action, et là encore le film assure. Les effets spéciaux sont certes au top, mais l’utilisation de deux époques différentes rajoute une tension supplémentaire. Tout comme dans le matériau d’origine, les X-men du passé doivent réussir à détourner suffisamment le cours de l’histoire pour changer l’avenir, avant que les derniers mutants du futur ne succombent définitivement aux attaques des Sentinelles.

Comme d’habitude, une petite scène se cache à la fin des crédits. Elle n’aura cependant rien de surprenant pour ceux qui ont à peu près suivi les actualités autour du film et notamment ce qui était prévu pour la suite.

Reste à présent à voir ce que valent les Gardiens de la galaxie, mais ce Days of future past est clairement mon film de super-héros préféré cette année (et mon préféré tout court derrière… ben, First Class).

Laisser un commentaire