On considère souvent les comics de super-héros – et par extension leurs adaptations – comme l’expression de fantasmes de puissance, comme un moyen de voir ses souhaits exaucés. Un exemple actuel évident : alors que les jeunes américains noirs ont neuf fois plus de chances d’être abattus par la police que les autres membres de la population, le héros noir Luke Cage débarque sur Netflix. Son pouvoir ? Une peau à l’épreuve des balles.

La série Daredevil propose elle aussi son lot de fantasmes, certains moins évidents que d’autres (SPOILERS sur toute la saison 2). Certes, on aimerait par exemple avoir la présence du Caïd lorsqu’il impose le respect à ses co-détenus en buvant du vin dans un verre en plastique. Ou bien les capacités martiales d’Elektra et Daredevil, voire la persévérance de Karen Page et sa capacité à rester fraîche comme le jour en ne dormant jamais. Mais la série alimente aussi des fantasmes d’un autre registre.Lire la suite de