Ce lien doit traîner dans mes marques-pages non-classés depuis 3 mois, il était peut-être vaguement temps d’enfin lire cette interview :p

Un peu comme dans le récent article de David Harper sur la vie des dessinateurs de comics, le coloriste Matt Wilson aborde en détail sa façon de travailler : sa gestion de certains environnements particuliers dans Young Avengers ; la façon dont selon lui la colorisation doit aider la narration, en marquant nettement les changements de lieux par exemple ; sa façon de travailler (la contribution des assistants dont parlait Jordie Bellaire il y a quelque temps est notamment mentionnée) ; le temps moyen que lui prend la colorisation d’une page ; et enfin son avis sur la reconnaissance à laquelle ont ou devraient avoir droit les coloristes et ses liens avec les autres membres de l’industrie des comics.

J’avoue être toujours friand de ce genre d’interviews, car autant on devine assez bien en quoi consiste le travail des scénaristes ou des dessinateurs, autant dès qu’on arrive à celui des encreurs, coloristes et lettreurs ça devient vite assez flou pour moi (peut-être aussi que j’aime bien faire des notes sur à peu près n’importe quoi qui parle de Young Avengers ou de The Wicked + The Divine, peut-être hein).

Pour plus de commentaires sur sa façon d’approcher la colorisation de telle ou telle scène afin d’aider au mieux la narration, je vous invite à consulter le dossier Wonder Woman coloring tips de sa page DeviantArt, où il commente plusieurs planches en expliquant ses choix.

Colorist Matthew Wilson: “It’s Better Than Diggin’ Ditches”

Les scénaristes et dessinateurs sont systématiquement crédités sur les couvertures des comics ou dans les solicitations, par contre ce n’est pas toujours le cas des coloristes, dont l’apport est pourtant considérable. C’est pour ça qu’il y a quelques jours, Kieron Gillen parlait d’inviter des coloristes à proposer leur propre version de telle ou telle couverture de The Wicked + The Divine, afin de donner une meilleure idée de l’importance des coloristes dans le résultat final.

La première est signée Matthew Wilson, qui est le coloriste officiel de la série, tandis que la seconde a été confiée à Jordie Bellaire, qui nous rappelle bien que le personnage de Luci s’inspire certes de David Bowie période thin white duke, mais qu’elle est aussi la réincarnation de Lucifer…