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En France, on connaît surtout Fumi Yosh…

Nan attendez y a un truc qui cloche, je la refais.

En France, on ne connaît pas Fumi Yoshinaga, malgré la sortie de son one-shot All my darling daughters chez Sakka il y a quelques années et la publication du Pavillon des hommes actuellement chez Kana. Le premier était une réflexion de femmes adultes sur leur enfance, sur l’éducation qu’elles avaient reçues et comment celles-ci les avaient façonnées. Il y avait l’histoire d’une femme éduquée à ne jamais faire de discrimination, d’un groupe de copines dont le temps avait mis à mal les idéaux féministes et, au centre de tout ça, une héroïne qui réalisait pleinement que sa mère avait commencé par être la fille d’une autre.

Contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, Le pavillon des hommes est lui aussi un récit très féminin. Il part du principe que si le Japon s’était quasi-complètement refermé sur lui-même pendant l’ère Edo (1603 – 1868), c’est parce qu’une maladie avait décimé la population masculine du pays, entraînant un renversement complet des rôles en place : les femmes avaient dû occuper tous les postes à responsabilité, dont celui de shôgun, le dirigeant du pays. Le harem de la shôgun était ainsi devenu un pavillon peuplé d’hommes, qui donne son titre au manga.

Avec ces deux très bons titres, on avait un bon aperçu du talent de la mangaka, mais on passait à côté de deux caractéristiques présentes dans pas mal de ses autres œuvres : des relations gay et un amour certain de la nourriture. What did you eat yesterday?, publié aux États-Unis chez Vertical, est la réunion de ces deux thèmes. Shiro Kakei est un avocat le jour, mais quand le soir tombe il se transforme en… en rien de spécial en fait. Sa grande passion, c’est (1) de fureter dans les étalages du supermarché afin de trouver des ingrédients au meilleur prix pour (2) concocter des plats exquis en ne laissant aucun ingrédient se perdre (et, optionnellement : (3) exulter intérieurement quand il découvre qu’il a réussi à rester en dessous de son budget nourriture mensuel).Lire la suite de

Si je vous dis Satoshi Kon, la première chose que vous me répondez c’est… ? Non, pas “le mec qui est mort il y a 4 ans” (et pas non plus “ah oui, l’auteur de Kaikisen – Retour vers la mer, roooh, les débuts de la collection Sakka de Casterman, que de souvenirs” bande de petits trolls). Non, vous me dites Perfect Blue, Millennium Actress, Paprika… ce genre de choses. Et c’est là que je dis oui, mais Satoshi Kon a aussi dessiné des mangas, comme Opus, paru l’année dernière aux éditions IMHO.

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En novembre de l’année dernière, Glénat a publié une anthologie de celle qu’on appelle la “mère du shôjo moderne” : Moto Hagio. Après la publication du Cœur de Thomas fin 2012 chez Kaze, ce coffret propose plusieurs nouvelles publiées entre 1971 et 1992, qui balaient les grands thèmes chers à l’auteur, tout en s’accompagnant d’un appareil critique permettant d’un peu mieux comprendre l’influence de son travail sur ses pairs. L’anthologie se découpe en deux tomes, intitulés De la rêverie et De l’humain. Le premier rassemble des récits fantastiques et surtout SF, tandis que le second regroupe des histoires plutôt ancrées dans la réalité.Lire la suite de