Le retour d’un détaillant sur les couvertures 3D de DC, mais aussi les titres qui s’enchaînent à toute vitesse comme récemment AXIS chez Marvel ou les séries hebdomadaires de manière générale.

Tilting at Windmills: Those Who Do Not Know History… – Comic Book Resources

Ce lien doit traîner dans mes marques-pages non-classés depuis 3 mois, il était peut-être vaguement temps d’enfin lire cette interview :p

Un peu comme dans le récent article de David Harper sur la vie des dessinateurs de comics, le coloriste Matt Wilson aborde en détail sa façon de travailler : sa gestion de certains environnements particuliers dans Young Avengers ; la façon dont selon lui la colorisation doit aider la narration, en marquant nettement les changements de lieux par exemple ; sa façon de travailler (la contribution des assistants dont parlait Jordie Bellaire il y a quelque temps est notamment mentionnée) ; le temps moyen que lui prend la colorisation d’une page ; et enfin son avis sur la reconnaissance à laquelle ont ou devraient avoir droit les coloristes et ses liens avec les autres membres de l’industrie des comics.

J’avoue être toujours friand de ce genre d’interviews, car autant on devine assez bien en quoi consiste le travail des scénaristes ou des dessinateurs, autant dès qu’on arrive à celui des encreurs, coloristes et lettreurs ça devient vite assez flou pour moi (peut-être aussi que j’aime bien faire des notes sur à peu près n’importe quoi qui parle de Young Avengers ou de The Wicked + The Divine, peut-être hein).

Pour plus de commentaires sur sa façon d’approcher la colorisation de telle ou telle scène afin d’aider au mieux la narration, je vous invite à consulter le dossier Wonder Woman coloring tips de sa page DeviantArt, où il commente plusieurs planches en expliquant ses choix.

Colorist Matthew Wilson: “It’s Better Than Diggin’ Ditches”

It’s a pretty labor-intensive medium, and it looks easy. So you put in a lot more time than you’d think, often for much less money than you’d think, and the rates are so low that you’re often skirting financial disaster as a result. So the next time you read a comic — particularly a creator-owned comic — and you want to call someone lazy or complain about it, whether because it didn’t come out on schedule or it looks rushed or something like that, consider that the guy/gal who made that is probably stretched to the breaking point and is still so committed to this thing he/she loves that he/she did it to the best of his/her ability. There’s plenty of stuff that doesn’t appeal to me, but the folks doing that work are still working long, long hours with very little reward except the actual story they’ve told, and they deserve respect and admiration for that level of dedication, regardless of their level of skill.

Matthew Southworth, qui clôt ainsi un long article de Multiversity Comics sur les conditions de vie des dessinateurs de comics.

Plusieurs d’entre eux, tels que Declan Shalvey ou Sean Murphy, abordent en détail la façon dont ils organisent leur temps, se débrouillent pour vivre de leur activité, essaient de trouver le meilleur compromis entre un résultat de qualité et le respect de l’échéance etc.

Une lecture intéressante pour comprendre la différence qui existe entre le fait de travailler pour Marvel/DC ou faire du creator-owned, outre le fait de travailler sur ses propres créations : les revenus mais aussi les risques pris, notamment.

Hey guys!

So word on the street is – a few people don’t think I’m coloring my own work! Wow, isn’t that complimentary.

Jordie Bellaire, qui officie notamment sur Moon Knight actuellement, nous explique comment elle intervient dans la colorisation d’une page, et surtout quel est le rôle de ses assistants dans le processus (oui oui, un.e coloriste peut avoir des assistants, moi aussi je me suis senti follement naïf d’avoir cru jusqu’ici qu’une seule personne s’occupait des couleurs d’autant de titres en même temps).

Colorisation et assistants, par Jordie Bellaire