DeadEndia - Hamish Steele

Barney, 20 ans, vient de trouver un boulot dans un parc d’attraction. Un truc tout simple : s’occuper de l’entretien d’une maison hantée où travaille son amie Norma. Sauf que surpriiiiise, la maison en question est vraiment hantée. Page 13, le chien de Barney est brièvement possédé par un puissant seigneur démon par exemple. Les projections astrales, les voyages dans le temps et les réalités alternatives, ça vient après.

Ah et Norma a des troubles mentaux, tandis que Barney a en fait fui la maison de ses parents, où ce n’était plus possible pour lui de vivre depuis qu’il leur a appris qu’il était trans. Oui parce que sinon c’était trop facile.

A la base, cette histoire était un court-métrage présenté sur Cartoon Hangover. Comme aucune chaîne de TV ne décida d’en faire une série, son créateur Hamish Steele la transforma en un webcomic : DeadEndia. Dans son ADN, celle-ci a d’ailleurs conservé ce qui faisait la force de certains dessins animés US (Adventure Time et Steven Universe pour ne citer qu’eux).Lire la suite de

Angela est la plus redoutable des guerrières de Heven, une société d’anges pour qui rien n’est gratuit : chez elles, tout n’est que marché à honorer ou dette à régler. Elle est aussi la sœur cachée de Thor et de Loki, laissée pour morte après avoir été enlevée par les anges peu de temps après sa naissance.

Au début de ce troisième et dernier tome de ses aventures, elle vient d’apprendre que sa bien-aimée Sera est retenue en Hel, c’est-à-dire là où vont les morts du royaume d’Asgard quand ils ne sont pas dignes d’entrer au Valhalla. Pour sortir Sera de là, il faudra qu’Angela défie la déesse-reine des lieux et devienne à son tour… la Queen of Hel.Lire la suite de

Midnighter & Multiplex

Midnighter a commencé ses aventures dans les pages de Stormwatch puis de The Authority, où il était le Batman-like de l’équipe, en couple avec leur Superman. Quelques années et un reboot plus tard, le voici un peu plus jeune, célibataire et doté d’un facteur régénérant ainsi que d’un ordinateur dans le cerveau lui permettant de prédire toutes les issues possibles d’un combat – pour bien sûr choisir celle qui l’amène à la victoire. Des capacités qui lui seront bien utiles pour découvrir qui a pillé le God Garden, l’endroit qui l’a modifié ainsi et qui recelait énormément d’armes très dangereuses…

La série Midnighter a beaucoup fait parler d’elle car c’est l’une des seules à mettre en scène un super-héros gay en solo. Et surtout, parce qu’elle le fait bien. Le scénariste Steve Orlando est bi et à la lecture il est évident qu’en matière de relations homme/homme, il sait de quoi il parle. Lire la suite de

Dernièrement, les deux plus gros éditeurs de comics ont pris pas mal d’initiatives pour amener un peu plus de diversité dans leurs titres. Avec The Pride, Joe Glass va carrément plus loin et crée carrément une équipe entière de héros queer. L’histoire s’ouvre avec Fabman qui, agacé de la façon dont les héros ouvertement queer sont perçus par la société, décide d’en appeler à ses connaissances gay, trans etc. pour former une petite ligue de justice et montrer au monde qu’ils ne sont pas des sous-héros, en combattant aussi bien les super-vilains que les idées reçues.

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En France, on connaît surtout Fumi Yosh…

Nan attendez y a un truc qui cloche, je la refais.

En France, on ne connaît pas Fumi Yoshinaga, malgré la sortie de son one-shot All my darling daughters chez Sakka il y a quelques années et la publication du Pavillon des hommes actuellement chez Kana. Le premier était une réflexion de femmes adultes sur leur enfance, sur l’éducation qu’elles avaient reçues et comment celles-ci les avaient façonnées. Il y avait l’histoire d’une femme éduquée à ne jamais faire de discrimination, d’un groupe de copines dont le temps avait mis à mal les idéaux féministes et, au centre de tout ça, une héroïne qui réalisait pleinement que sa mère avait commencé par être la fille d’une autre.

Contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, Le pavillon des hommes est lui aussi un récit très féminin. Il part du principe que si le Japon s’était quasi-complètement refermé sur lui-même pendant l’ère Edo (1603 – 1868), c’est parce qu’une maladie avait décimé la population masculine du pays, entraînant un renversement complet des rôles en place : les femmes avaient dû occuper tous les postes à responsabilité, dont celui de shôgun, le dirigeant du pays. Le harem de la shôgun était ainsi devenu un pavillon peuplé d’hommes, qui donne son titre au manga.

Avec ces deux très bons titres, on avait un bon aperçu du talent de la mangaka, mais on passait à côté de deux caractéristiques présentes dans pas mal de ses autres œuvres : des relations gay et un amour certain de la nourriture. What did you eat yesterday?, publié aux États-Unis chez Vertical, est la réunion de ces deux thèmes. Shiro Kakei est un avocat le jour, mais quand le soir tombe il se transforme en… en rien de spécial en fait. Sa grande passion, c’est (1) de fureter dans les étalages du supermarché afin de trouver des ingrédients au meilleur prix pour (2) concocter des plats exquis en ne laissant aucun ingrédient se perdre (et, optionnellement : (3) exulter intérieurement quand il découvre qu’il a réussi à rester en dessous de son budget nourriture mensuel).Lire la suite de

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En novembre de l’année dernière, Glénat a publié une anthologie de celle qu’on appelle la “mère du shôjo moderne” : Moto Hagio. Après la publication du Cœur de Thomas fin 2012 chez Kaze, ce coffret propose plusieurs nouvelles publiées entre 1971 et 1992, qui balaient les grands thèmes chers à l’auteur, tout en s’accompagnant d’un appareil critique permettant d’un peu mieux comprendre l’influence de son travail sur ses pairs. L’anthologie se découpe en deux tomes, intitulés De la rêverie et De l’humain. Le premier rassemble des récits fantastiques et surtout SF, tandis que le second regroupe des histoires plutôt ancrées dans la réalité.Lire la suite de