On considère souvent les comics de super-héros – et par extension leurs adaptations – comme l’expression de fantasmes de puissance, comme un moyen de voir ses souhaits exaucés. Un exemple actuel évident : alors que les jeunes américains noirs ont neuf fois plus de chances d’être abattus par la police que les autres membres de la population, le héros noir Luke Cage débarque sur Netflix. Son pouvoir ? Une peau à l’épreuve des balles.

La série Daredevil propose elle aussi son lot de fantasmes, certains moins évidents que d’autres (SPOILERS sur toute la saison 2). Certes, on aimerait par exemple avoir la présence du Caïd lorsqu’il impose le respect à ses co-détenus en buvant du vin dans un verre en plastique. Ou bien les capacités martiales d’Elektra et Daredevil, voire la persévérance de Karen Page et sa capacité à rester fraîche comme le jour en ne dormant jamais. Mais la série alimente aussi des fantasmes d’un autre registre.Lire la suite de

Dark nights est une mini-série en 8 chapitres parus entre juin 2013 et janvier 2014 et qui est sortie en TPB il y a quelques jours. Je dis mini-série mais on pourrait aussi parler d’anthologie car elle rassemble 3 histoires d’auteurs et de styles complètement différents, débutant dans une atmosphère plutôt sombre et sérieuse pour s’achever dans la légèreté sous le soleil de Miami.

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Résumé : Avocat le jour, super-héros la nuit, Matt Murdock possède une ouïe, un odorat, une force et une agilité incroyablement développés. Bien qu’il soit aveugle, son sens radar lui permet de se diriger et d’éviter le moindre obstacle. Inlassablement, cet être torturé arpente les rues de New York à la poursuite de criminels en tout genre qu’il ne peut punir au tribunal.
Daredevil aura à affronter Kingpin, alias Le Caïd, qui dirige d’une main de fer la mafia new-yorkaise, ainsi que son homme de main Bullseye, alias Le Tireur.

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Daredevil n’est pas le héros Marvel le plus connu, mais il a eu la chance que de très bons auteurs l’accompagnent au fil des années. On retiendra notamment Frank Miller à ses débuts, David Mack et ses aquarelles oniriques, Brian Bendis et ses excellents dialogues, Ed Brubaker et son style polar caractéristique ou encore Mark Waid dans des histoires faussement légères. Bref, un héros dont la discrétion est souvent inversement proportionnelle à la qualité de ses aventures.

Leur adaptation en film en 2003 est par contre unanimement reconnue pour être un gros ratage. De mon côté, ça faisait des années que j’hésitais à le regarder. C’est peut-être le fait d’avoir vu le film Thor récemment qui m’a fait me dire que ça ne pouvait pas être si pourri que ça. Au pire un peu embarrassant, un peu inoffensif, comme les aventures du dieu nordique.

Oh mon dieu. Si si, ça l’est.Lire la suite de