Sorties comics VO du 30/04/14

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Une petite fin de mois pépère avec cette semaine :

  • All-new X-men #26
  • Silver Surfer #2

All-new X-men #26

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THE BROTHERHOOD OF THE FUTURE IS BACK! And it doesn’t mean good things for the X-men of the past!

Voilààà, j’ai résumé le chapitre, merci les solicitations. Les dialogues de Bendis nous permettent de passer un bon moment comme d’habitude, en se concentrant beaucoup sur le ressenti des personnages avec notamment le premier vrai moment de dialogue au calme entre le Cyclops actuel et la jeune Jean Grey. Le trait de Stuart Immonen et Wade von Grawbadger ainsi que la magnifique palette de couleurs de Marte Gracia constituent une fois de plus la principale raison de lire ce chapitre, mais on note tout de même deux éléments intéressants dont j’espère voir rapidement le développement :

  • Cyclops a quelqu’un en tête pour enseigner à la jeune Jean comment gérer ses tout nouveaux pouvoirs, et si c’est vraiment comme ça que ça va se passer, la confrontation entre les deux va sans doute être excellente 😀
  • La confrérie du futur semble compter dans ses rangs quelqu’un que je ne m’attendais pas à voir. Comme ils possèdent un métamorphe, le doute reste permis quant à sa véritable identité, mais son apparition en dernière page est surprenante (et sans aucune subtilité, c’est principalement elle qui donne envie de lire le prochain chapitre).

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Bref, la même recette que d’habitude : des dialogues impeccables, des dessins à se décoller la rétine mais une histoire qui progresse à la vitesse d’un escargot, et le petit mystère qui va bien en dernière page pour qu’on se dise “aaargh, la suite” au lieu de, par exemple, “pff, foutage de gueule”.

Silver Surfer (#1 et) #2

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Bon. Au début, je ne voulais pas lire Silver Surfer. Je lis déjà plein de séries, le cosmique ne m’a jamais vraiment attiré, et enfin les quelques fois où j’ai vu Mike Allred aux dessins, c’était pour des interventions exceptionnelles où son trait fantaisiste et biscornu n’apportait rien (et en plus tout le monde le trouvait génial, aaargh). Et puis, je ne sais pas, on devait être dans une semaine creuse, les retours sur le titre étaient plutôt bons, les couvertures alternatives de Francesco Francavilla ci-dessus promettaient une certaine poésie contemplative… Allez, juste un chapitre, un tout petit chapitre, ça n’engageait à rien, hein ? Je suppose que vous devinez la suite…

Avant la sortie du premier chapitre, cette série avait été introduite dans un Point One, une sorte de courte anthologie que Marvel sort de temps en temps pour donner un avant-goût de sa future vague de nouvelles séries. Dans celui-ci, le surfeur conviait sa compagne de voyage à assister à un ballet nautique dans l’espace dont il lui promettait la magnificence. Après quelques péripéties, l’intéressée lui demandait s’il ne pouvait pas l’emmener dans un endroit qu’il ne connaissait pas encore, ce à quoi il lui répondait :

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OK, là j’étais emballé. Rien qu’avec cette introduction et l’imagination visuelle déployée en quelques pages, tout s’annonçait possible dans cette balade spatiale à la recherche… d’un bel endroit inconnu. Peut-être tenait-t-on un équivalent Marvel aux rares mangas contemplatifs sortis en France tels qu’Aqua/Aria, Planètes évidemment, mais aussi certains Daisuke Igarashi.

Dans le chapitre #1, les deux voyageurs ne se sont pas encore rencontrés. Un flash-back nous montre deux sœurs jumelles faire un souhait en voyant une étoile filante (en réalité le Silver Surfer) : la première veut faire le tour du monde tandis que Dawn, la seconde, prie pour que cette étoile ne s’arrête jamais et que tout le monde ait droit à un vœu. Le propos n’a pas le temps de devenir mièvre car une ironie grinçante nous rappelle que le surfeur n’est autre que le héraut de Galactus, le mangeur de mondes…

Des années plus tard, cherchant à se racheter de ses crimes passés, ce surfeur accepte d’aider les habitants d’un petit monde contre la Never Queen. Mais c’est là que le vœu innocent de Dawn le rattrape et les lie…

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Comme je le disais auparavant, le trait de Mike Allred ne m’a jamais séduit, cependant il est parfaitement adapté ici. Son côté fantaisiste embrasse complètement le récit, souvent contemplatif, quand soudain une pointe d’humour inattendue vient relever le tout. A noter que si le titre est signé Dan Slott (notamment scénariste sur Spider-Man) et Mike Allred, ceux-ci sont tout simplement crédités en tant que narrateurs. De là à déduire que ce dernier a insufflé son imagination visiblement fertile dans le dessin ET dans le scénario, il n’y a qu’un pas qu’on s’empresse de franchir.

Ces premiers chapitres nous invitent à une balade au cœur de l’Impericon (littéralement) et à une discussion avec la Never Queen, les deux recelant bien des surprises. Je parlais du côté contemplatif, mais pourtant on a le droit à pas mal de rebondissements en seulement deux chapitres. Et lorsque la Never Queen parle des futurs possibles, on est en plein dans le thème du moment chez Marvel, et pourtant un certain lyrisme se dégage de son discours. Quand soudain, sans transition, on assiste à une évasion totalement incongrue o_O

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Les personnages sont quant à eux immédiatement attachants, surtout Dawn qui n’avait a priori rien d’une aventurière avide de découverte, elle à qui la contemplation du même panorama tous les matins suffisait amplement. En d’autres termes, un personnage apparemment assez passif. Pourtant, elle se montre tout de suite pleine d’humour et de ressources, sa débrouillardise n’ayant rien à envier à celle du surfeur. Une héroïne, quoi.

Ahlala, encore une nouvelle série Marvel à l’identité artistique bien prononcée et qui démarre de façon très enthousiasmante. Eh bien, pourvu que ça dure 🙂

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