Sorties comics VO du 28/05/14

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Au programme cette semaine :

  • Ms. Marvel #4
  • Trees #1

Guardians of the galaxy attire également mon attention depuis quelques temps. Le chapitre du FCBD nous présentait bien les différents gardiens et introduisait Flash Thompson – l’agent Venom – dans l’équipe (je le connais pas mais je l’aime bien et son costume est cool)(je choisis les titres que je lis pour des raisons, genre, profondes)(“oh y a des fleurs sur sa tête, ça a l’air bien, Trees”). En plus Carol Danvers devait également rejoindre l’équipe, comme en attestait sa présence sur la couverture du chapitre #15 sorti cette semaine. Sauf que le seul endroit où elle intervient c’est… la couverture è_é Donc non, pas de chronique.

Ms. Marvel #4

J’ai le droit de reprendre tout ce que j’avais dit dans mes précédents avis et de le remettre là ? Non ? Bon d’accord.

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Huhu le clin d’œil au nouveau titre de Carol Danvers.

Les aventures de Kamala continuent, sauf que certains petits événements modifient la dynamique des chapitres précédents : l’héroïne n’est plus toute seule, et un ennemi fait son apparition. Ses réactions et celles de son nouvel allié sont une fois de plus très justes et souvent drôles, teintées d’un humour geek dosé comme il faut : suffisamment présent pour caractériser les personnages, mais on n’en fait jamais une overdose.

Pendant ce temps, Adrian Alphona s’amuse à parsemer ses pages de petits détails rigolos, notamment lorsque l’action se déroule au Circle Q : regardez bien les marques des produits, les noms des magazines ou encore l’inscription sur l’extincteur. Et surtout, surtout, ses personnages sont extrêmement variés : corpulence, coupes de cheveux, look général… Personne n’a l’air de sortir du même moule que le voisin. Aucun d’entre eux n’a l’air particulièrement malsain ou menaçant d’ailleurs : leurs tronches rigolotes, alliées aux couleurs douces de Ian Herring et à l’ambiance générale de la série, donnent l’impression d’être dans un petit village accueillant. Le danger est là, les questionnements sont réels, mais ce n’est visiblement pas une raison pour donner dans le sombre et réaliste. L’équipe créative fait plutôt du lumineux et crédible, et on les en remercie.

Trees #1

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Ten years since we learned that there is intelligent life in the universe, but that they did not recognise us as intelligent, or alive.

Comme l’indique ce petit extrait, Trees se déroule un peu dans le futur, plusieurs années après le débarquement d’extra-terrestres sur la Terre. Sauf qu’il n’y a pas eu tentative de communication de leur part, affrontement ni rien. Cette forme de vie se présente comme des arbres absolument immenses, qui se sont parfois plantés au cœur de grandes villes comme Rio de Janeiro ou New York, mais dont on ne sait toujours pas grand-chose dix ans plus tard. Et qui n’a pas l’air de se soucier du tout de la présence des humains.

L’intrigue se déroule dans quatre lieux à la fois : à Rio, où l’un de ces arbres cause certains soucis : à New York, où un candidat aux municipales se souvient de leur arrivée sur la planète ; à Shu en Chine, où un jeune artiste provincial débarque dans une ville autour de laquelle le gouvernement à fait construire d’épais murs depuis qu’un de ces arbres y est apparu ; et enfin dans le Spitzberg en Norvège, où une équipe de scientifiques découvre de mystérieuses fleurs noires au pied d’un des fameux arbres.

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Pourquoi me suis-je intéressé à ce titre ? Parce qu’il est écrit par Warren Ellis, qui m’enchante notamment sur Moon Knight, et parce que je pensais que ça allait parler d’arbres au sens propre du terme, sauf que haha c’est raté. Cela dit l’utilisation de la forme de l’arbre est intrigante, dans le sens où ce végétal a d’habitude des connotations plutôt opposées à ce qu’il est dans cette histoire. En effet, on se le représente généralement comme un emblème de la Nature, une présence calme et rassurante, un endroit où s’abriter de la pluie, où trouver un peu d’ombre en été, mais aussi la principale victime de la déforestation. Ici c’est plutôt l’inverse, dans le sens où même si la vie s’est organisée autour de ces énormes piliers, ils demeurent énigmatiques et parfois menaçants.

Autre originalité : il n’y a pas l’air d’y avoir de groupe de héros bien précis. Certains personnages se détachent dans tel ou tel lieu, mais rien n’indique qu’ils vont entrer en contact les uns avec les autres : seuls ces fameux arbres semblent être leur dénominateur commun. A ce propos, même si l’intrigue se joue dans plusieurs lieux, le chapitre est plutôt consistant, grâce à des personnages bien campés et des dialogues qui nous en apprennent pas mal sur la situation tout en restant naturels. A part éventuellement le monologue du candidat à la mairie de New York (et encore), rien ne hurle “scène d’exposition”. On nous donne à la fois suffisamment d’infos pour appréhender l’univers et de mystère pour avoir envie de dévorer la suite.

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Coté visuel, c’est Jason Howard qui s’occupe de tout l’aspect graphique, avec un trait un peu anguleux, parfois proche du crayonné et riche en hachures, pour un résultat tout sauf froid. Cette expression aurait du sens, je dirais presque “fait main”. Un côté chaleureux qui contribue à rendre ce récit de science-fiction très proche de notre quotidien et renforce l’impression que les extra-terrestres ont débarqué et… rien. Rien n’a changé, et on n’est rien pour eux.

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