Sorties comics VO du 27/08 et du 03/09/14

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Je continue un peu à changer l’organisation de cette rubrique jusqu’à en trouver une qui me plaise vraiment (je crois que les notes sur 5, ce n’est vraiment pas mon truc en fait). Si jamais vous avez des suggestions, n’hésitez pas à m’en faire part, en attendant je continue à tâtonner 🙂

Ma sortie de la semaine

C’est officiel, Matt Fraction et David Aja quittent Hawkeye avec le chapitre #22 qui sortira le mois prochain. Mais Marvel avait déjà des plans pour notre archer préféré, et mercredi sortait Hawkeye vs. Deadpool #0, premier chapitre d’une mini-série prévue pour en compter cinq.

Sans même lire le pitch, je n’étais pas très partant. Je ne connais pas spécialement le mercenaire disert, mais ce versus entre deux personnages pas très sérieux avait tout l’air d’un titre un brin décérébré et bourrin. Eh bien pas du tout. Ce qui m’a beaucoup plu dans ce premier chapitre, c’est que l’équipe réutilise avec intelligence l’héritage que leur ont légué Fraction et Aja. En effet, dans ses dernières apparitions dans d’autres titres que le sien, Clint Barton se résumait beaucoup à un “This looks bad” qui se balade quelque part, un sparadrap sur le nez, éventuellement un hawkblock et des situations ridicules. C’est rigolo mais ça ne va pas très loin.

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Ici, Gerry Duggan et Matteo Lolli se souviennent qu’en plus de son sens de l’humour, Clint Barton a aussi des voisins, des problèmes auditifs et que David Aja a inventé des codes picturaux assez malins pour représenter certaines informations ; leur lecture des personnages est donc beaucoup moins superficielle que ce que des blogueurs mauvaise langue pouvaient penser 😛 Et *en plus* ils nous promettent de ramener Kate Bishop par la suite, tout en faisant intervenir une certaine vilaine que je connais peu et sur laquelle j’ai hâte d’en savoir plus. Soudain, j’ai donc très hâte de lire la suite, surtout que le style graphique de Matteo Lolli, tout en courbes, est très agréable et que ce premier chapitre était plutôt fun. Moi qui ne connaissais de Deadpool que ses répliques marrantes, j’ai été surpris de lui découvrir… une vie de famille, ce qui me donne déjà plus envie de m’intéresser à lui.

Un petit mot sur l’histoire tout de même : la nuit d’Halloween, un jeune homme qui se pense en danger de mort glisse une clé USB dans un sac de bonbons de Deadpool, qui joue à Trick or treat avec le reste de sa famille. Non loin de l’appartement de Clint, des coups de feu nous avertissent que le possesseur de la clé USB avait bien raison de craindre pour sa vie…

Mes autres bonnes lectures

Sensation comics feat. Wonder Woman continue sur sa bonne lancée. Après un premier arc qui définissait l’identité de Diana, le chapitre #3 nous propose un affrontement contre Circé d’un intérêt un peu moyen malgré le trait agréable de Cat Staggs, mais dont la fin relève le niveau. Suite à ce combat dont ils regardaient une vidéo, un jeune garçon fan de WW se fait charrier par ses camarades parce qu’admirer une héroïne pour sa valeur revient apparemment à aimer “des trucs de fille”. L’occasion parfaite pour Diana de venir rétablir une certaine vérité…

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Le chapitre #4 revient quant à lui sur la façon dont la jeune princesse Amazone a obtenu ses fameux bracelets qui dévient les balles. Racontée par sa mère Hippolyta, l’histoire est toute charmante et nous propose en quelque sorte les origines de l’héroïne, en évitant d’aborder le moment exact de sa naissance (peut-être afin de ne pas prendre parti pour la version Azzarello ou celle qui existait avant ?) pour se concentrer sur sa jeunesse, son sens inné du combat et sa capacité à ne jamais abandonner.

Identité, valeurs, origine… Cette anthologie est pour le moment construite de façon très cohérente et continue de nous présenter une héroïne à laquelle on s’attache extrêmement rapidement.

Côté mutants, après avoir atteint des sommets dans le chapitre précédent, All-new X-Factor #13 nous propose un intermède plus calme (histoire de souffler avant AXIS ?). Quicksilver et Luna emmènent Georgia se changer les idées en ville, et forcément tout ne se passe pas comme prévu. Suite aux révélations qui viennent d’être faites pendant la conférence de presse, la solidarité est de mise dans l’équipe des X-Factor, et Peter David en profite pour nous parler de liens entre frère et sœur, père et mère, enfants du même âge voire… intelligences artificielles ? C’est là qu’on réalise que l’auteur a particulièrement bien choisi son cast et qu’aucun personnage n’est là au hasard, même ceux qui ne sont que de passage dans ce chapitre. Un épisode un peu moins “wouaaaw” que le précédent donc, un peu moins d’humour aussi, mais plus de tendresse, d’humanité et, déjà, l’occasion de mesurer le chemin parcouru par certains personnages depuis le début de la série.

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Charles Soule a récemment annoncé qu’il venait de signer un contrat d’exclusivité avec Marvel, au grand dam des lecteurs de ses séries chez DC qui semblent particulièrement apprécier son run sur Swamp Thing notamment. On comprend leur tristesse quant à la perte de son talent avec She-Hulk #8, qui marque le début d’un arc en 3 parties où un Captain America vieilli tape à la porte de Jen pour lui demander son aide dans une affaire où, contre toute attente, il est… l’accusé ? L’équipe créative est toujours aussi douée pour nous bombarder de considérations juridico-légales agrémentées de beaucoup de vie, de couleurs et d’un petit singe qui se balade partout. Est-ce que mettre en scène des personnages féminins est l’occasion pour des auteurs quels qu’ils soient de se pencher beaucoup plus sur le relationnel ? C’est souvent l’impression que j’ai. Bien qu’il fasse à présent ses 94 ans, on *sent* l’aura magnétique de Steve Rogers et l’admiration qu’il provoque naturellement chez tout ceux qu’il croise, et de manière générale les relations entre les uns et les autres sonnent particulièrement justes. Bref, encore un bon chapitre pour ce petit OVNI bariolé, à mi-chemin entre le récit de super-héros et les coulisses de leur vie (ah et l’intervention d’un certain personnage très secondaire de l’univers Marvel – et qui n’est pas sur la couverture – m’a beaucoup plu :’)).

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Du côté de chez Valiant enfin, on note la sortie de The death-defying Dr. Mirage #1, écrit par Jen Van Meter et qui met en scène une jeune femme capable de communiquer avec les morts. Enfin presque tous les morts. Il y a en effet un être qu’elle n’arrive pas à trouver : son mari décédé. Lorsqu’un client un peu douteux lui fait savoir qu’il a besoin de ses talents surnaturels dans une affaire un peu douteuse, elle s’apprête à refuser… quand une certaine créature prononce le nom de son mari.

Ce qui est assez frappant quand on lit les séries Valiant, c’est que leur univers est très mâle. Pas de scénaristes féminines jusqu’à présent, peu de personnages féminins et de manière générale un univers à haute teneur en testostérone. Ms. Van Meter amène donc un peu de variété avec cette héroïne tout de suite très humaine et tout droit sortie des pages de Shadowman, la série axée surnaturel/occulte de l’éditeur et dont l’évolution n’a pas vraiment séduit la critique. Roberto de la Torre apporte quant à lui un style graphique assez brut, parfois proche de l’esquisse, et qui rappelle beaucoup plus celui d’Hugo Pratt que de Jim Lee par exemple. Une parfaite invitation au voyage donc, pour ce récit prévu en 5 chapitres (et dont je découvrirai sans doute la suite en TPB).

Plus rapidement

Cyclops #4 était sympa, la dessinatrice Carmen Carnero n’est pas Russell Dauterman mais elle assure tout de même, seul le scénario se fait assez léger. Plus précisément, le chapitre vise à mettre le jeune Scott dans une situation qui pourrait lui faire perdre espoir, et ainsi se rapprocher de sa version adulte devenue terroriste. Saura-t-il, comme la jeune Jean Grey, prouver qu’il peut choisir lui-même son destin ? (on se doute que la réponse n’est pas non, sinon ça ne servait pas à grand-chose de lui filer une série).

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Original Sin #8 était à moitié décevant, comme l’event qu’il clôt. Ce “péché originel” aura toutefois eu le mérite de ne pas trop ressembler aux récents récits Marvel du même genre, qui convoquaient leurs dessinateurs les plus épatants pour dessiner des histoires finalement sans grand intérêt (surtout isolées de leurs tie-in comme c’est le cas en recueil), pleines de baston et dont les solicitations ont toujours tendance à spoiler la fin avant qu’elle ne soit parue. A ce sujet, Matthew Meylikhov de Multiversity a un avis assez cynique sur la question des events, mais la liste de défauts qu’il dresse est ma foi très juste. Ici Jason Aaron a choisi le principe d’une enquête assez originale qui se lit très bien toute seule, mais arrivé à la fin on se rend compte que la majorité des personnages formant les équipes hétéroclites du début ne servaient finalement à rien, beaucoup de dialogues remplissaient les pages plus qu’autre chose et certaines questions cruciales restent en suspens (pourquoi avoir élu tel personnage ? qu’a dit Nick Fury à l’oreille de Thor ?). Tom Brevoort annonce cependant qu’un Original Sin Annual est prévu pour dans un mois ou deux et pourrait répondre à certaines questions. Mouaich…

Black Widow #10 continue de faire intervenir une figure connue de l’univers Marvel dans chaque chapitre de cet arc, et avec beaucoup d’astuce cette fois-ci puisque Hawkeye, présent sur la couverture, intervient lors d’un flash-back. On évite donc la série de team-up pas forcément très justifiés qu’on pouvait craindre, tout en étant ramené à un moment de la vie de Natasha qui la définit encore un peu plus. Il me faudra cependant lire l’arc en entier pour avoir *réellement* quelque chose à raconter dessus.

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Silver Surfer #5 était malheureusement un peu bordélique, que ce soit par la quantité d’informations qui sont introduites dans ce chapitre ou par le découpage des cases, pas toujours très clair. Ce petit arc en 2 chapitres rappelle cependant les comics d’antan par la courteur du récit et sa fantaisie ; ce côté un peu désuet donne envie de lire la suite.

Uncanny X-men #25 nous permet ENFIN d’assister à la lecture des dernières volontés de Charles Xavier (enfin, juste une partie, faut pas déconner non plus). On comprend également mieux qui est ce mystérieux individu aux pouvoirs destructifs qu’on nous tease depuis 2 chapitres. Je ne suis pas complètement certain de l’intérêt d’introduire un énième nouveau personnage dans cette petite RetCon, alors que tant d’autres attendent toujours d’être développés (notamment Dazzler et son nouveau look que quelqu’un remarque ENFIN).

Spider-Man 2099 #3 surprend en nous emmenant au cœur d’un conflit armé dans un pays fictif du Moyen-Orient. On ne rigole plus toutes les deux pages, on lâche temporairement les intrigues concernant la boss de Miguel et sa voisine pour se concentrer sur le grand-père (et essayer de le garder en vie). Le genre de chapitre dont on ne sait pas trop quoi penser : il annonce un changement, clairement, mais est-ce en mieux ou en pire ? Impossible à dire pour le moment.

Moon Knight #7. Warren Ellis et Declan Shalvey sont partiiiiis ;_; Mais bon, n’enterrons pas la série tout de suite. Que proposent Brian Wood et Greg Smallwood ? Un récit plus bavard, qui ne donne plus l’impression d’une œuvre unique en son genre, tout en possédant quand même une certaine personnalité, qui se manifeste notamment dans le découpage (notre chevalier lunaire a par contre perdu quelque chose dans son regard, devenu plus neutre, moins inquiétant). Et la dernière page nous indique que les auteurs commencent à rattraper les balles lancées par la précédente équipe. A voir comment ça se goupille…

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