Sorties comics VO du 21/05/14

image

Wheeee, double ration d’Emma Frost cette semaine ! Bon, on ne la voit pas beaucoup, mais ça m’a un peu consolé de ne pas la voir du tout dans X-men: Days of future past. Au programme aujourd’hui :

  • All-new X-Factor #8
  • Elektra #2
  • Original Sin #2
  • Uncanny X-men #21

All-new X-Factor #8

Dans l’épisode précédent, Pietro reprochait à Danger de lire un roman écrit par George Dakei, un auteur connu pour ses prises de positions anti-mutantes. Celle-ci lui répliquait qu’il s’agissait d’un thriller d’espionnage dans lequel les opinions controversées de l’auteur ne s’exprimaient pas, de fait elle ne voyait pas le problème. Le débat n’avait cependant pas vraiment le temps de s’installer, car Doug arrivait immédiatement pour leur présenter une affaire qui a donné lieu à l’intrigue des chapitres #7 et #8.

Beaucoup de lecteurs auront reconnu une allusion à Orson Scott Card, un écrivain américain connu pour ses prises de position homophobes. Du côté des comics, on a pas mal entendu parler de lui l’année dernière lorsque DC avait annoncé qu’il allait écrire 2 chapitres des Adventures of Superman. La nouvelle avait immédiatement suscité une levée de boucliers de la part des lecteurs, qui craignaient que ses opinions ne transparaissent dans son écriture de Superman. Après que le dessinateur qui lui était associé a cédé devant la pression, il était officiellement question d’en trouver un autre, mais comme la série s’est terminée en avril dernier, on ne verra sans doute jamais ces chapitres (au grand dam d’environ personne).

image

Ce 8e épisode est l’occasion de développer un peu plus le cas de George Dakei, car on apprenait à la fin de l’épisode précédent que sa fille, qu’il tenait à l’écart du monde, était en réalité une mutante. Lorsque celle-ci découvre les opinions de son père et le mensonge dans lequel elle a vécu toutes ces années, on est en droit de s’attendre à une discussion assez sérieuse sur le sujet. Or ce n’est qu’à moitié le cas, la série gardant surtout son mélange d’action et d’humour habituel (Danger m’a d’ailleurs encore fait éclater de rire avec sa description des activités des X-men – elle ne plairait pas à Tom Brevoort, mais moi j’adore). Les réactions de Dakei et de sa fille ne sonnent pas vraiment justes par contre : le premier avoue tout trop facilement, et la seconde a l’air de se remettre assez vite des différentes révélations qui lui sont faites, malgré la confusion ambiante (quelqu’un est potentiellement en train de mourir, plusieurs armes sont braquées sur eux etc.). Seuls les derniers dialogues se révèlent beaucoup plus graves et plus touchants, mais difficile de savoir s’ils sont honnêtes ou pas étant donné le rebondissement auquel ils succèdent.

Bref, la série semble garder son format d’un arc en deux épisodes, celui-ci fonctionne toujours aussi bien dans le divertissement, dommage que le dilemme moral de Takei ait été traité un peu par-dessus la jambe. Peut-être en saura-t-on plus sur cette intrigue dans les prochains épisodes cependant… (ce n’est pas comme si Peter David ne savait pas jongler avec une multitude d’intrigues secondaires, il l’a déjà prouvé dans la précédente saison d’X-Factor).

Elektra #2

image

La traque d’Elektra prend déjà un tournant inattendu : alors que l’annonce de Monster Island pouvait nous faire imaginer pas mal de confrontations avec les occupants des environs, W. Haden Blackman choisit déjà de nous surprendre. Les motivations du dénommé Kento Roe ainsi que la raison de sa présence sur l’île m’ont semblé un peu téléphonées par contre, mais après juste 2 chapitres il est encore trop tôt pour avoir un avis définitif sur les paroles des uns et des autres.

Visuellement, Mike Del Mundo ne nous régale presque pas des splendides doubles pages qui ont fasciné pas mal de lecteurs dans le premier chapitre. Ses découpages sont toujours aussi clairs, mais beaucoup plus sages. Cependant, les couleurs qu’il utilise avec Marco d’Alfonso, les textures qu’ils appliquent confèrent toujours aux planches de la série une tonalité unique, presque irréelle, comme si on percevait la réalité à travers un léger brouillard, un peu comme dans une hallucination. Étant donné le lieu de l’action et la prochaine destination d’Elektra, c’est bien sûr tout à fait adapté.

Bloody Lips reste quant à lui un ennemi fascinant de par ses capacités, et surtout redoutable même pour un assassin aussi doué qu’Elektra. C’est surtout lui que j’ai hâte de retrouver, ainsi que le décor du prochain chapitre.

Original Sin #2

Suite des enquêtes de l’épisode précédent : tandis que les divers héros recrutés par l’homme de l’ombre font des découvertes intrigantes, l’équipe officielle progresse sensiblement dans ses investigations.

La couverture annonce en effet qu’elle nous révèlera Who holds the eye? et l’épisode tient cette promesse, même si je pense que plutôt que de provoquer des “haaaaaaaaan, c’était eux” chez les lecteurs, ils a plutôt dû susciter des “haaaaaan, c’est… c’est qui en fait ?” *ouvre Wikipédia*. Étant donné qu’on n’en est qu’au deuxième chapitre sur huit, nul doute que ces premiers coupables ne sont que du menu fretin et que quelqu’un de plus important tire les ficelles…

image

Bien qu’esthétique, le trait de Deodato reste un peu froid, un peu figé, cependant on baigne beaucoup moins dans les ombres que durant le chapitre précédent et c’est appréciable. Les lueurs magiques du monde dans lequel ont pénétré le Dr Strange et le Punisher ou les effets pyrotechniques du combat de fin de chapitre viennent en effet illuminer tout ça, tout comme plusieurs petites touches d’humour, qu’elles soient glissées dans les dialogues ou dans les encadrés de présentation des personnages. La dernière page donne d’ailleurs l’impression d’être à moitié là pour la blague, tant l’apparence du personnage est grotesque et détonne avec cette sombre histoire de meurtre et de terribles secrets sur le point d’éclater au grand jour.

Je n’ai par pourtant pu m’empêcher de relever certaines incohérences. D’une part on a la confirmation qu’Emma Frost a bien ses pouvoirs de télépathe dans cette histoire, d’autre part on voit quelques membres de l’équipe de Cyclops (vaguement recherchés par le SHIELD tout de même) se joindre aux Avengers et aux X-men de Wolverine pour traquer ceux qui sont derrière les mindless ones. Je me suis demandé si l’histoire n’avait pas lieu à un moment différent des autres séries, mais comme plusieurs titres dont Uncanny X-men seront très prochainement concernées par la révélation de certains péchés originels, ce n’est pas le cas. Dommage, dommage…

image

Bref, la série est pour le moment sympathique, mais il manque encore ce petit truc qui donnerait envie de se jeter sur le chapitre suivant. L’ensemble fonctionne, mais entre les vilains de 3e zone, les petites incohérences et le fait de passer en revue tout un tas de personnages sans trop expliquer, on n’est pas vraiment captivé, au mieux intrigué.

Uncanny X-men #21

La tension monte dans ce chapitre : un personnage resté très passif jusque là a l’air déterminé à passer à l’action, tandis que l’individu derrière les toutes dernières sentinelles se prépare à sortir de l’ombre.

Il se passe des trucs dans les séries mutantes de Bendis, et ce depuis plusieurs épisodes d’affilée ! Bon, dit comme ça, ça n’a l’air de rien mais c’était devenu tellement rare depuis Battle of the atom que ça suffit à me réjouir (= normalement je suis plus exigeant que ça, mais là je commençais vraiment à avoir l’impression de ne suivre ces séries que parce que certains de mes personnages préférés y interviennent).

image

Autrement, je n’en avais pas parlé jusqu’à présent, mais j’aime vraiment beaucoup les couleurs de Chris Bachalo. Sa façon de peindre un personnage d’une couleur unie pour le faire ressortir, notamment. Et alors que pas mal de séries classiques utiliseront souvent une palette de couleurs éclatantes, lui donne plutôt dans les tons désaturés. Est-ce pour faire écho aux nuances de gris qu’on retrouve dans les actions des différents protagonistes ? Comme je le disais dans une note précédente, Maria Hill, Mystique et Cyclops utilisent des moyens plutôt discutables pour parvenir à des fins relativement louables, comme la sécurité mondiale pour la première ou une meilleure situation pour les mutants pour les deux derniers. En tout cas c’est réussi, et associé au trait particulier de Bachalo ces choix de couleurs donnent vraiment une identité spécifique à la série, lui permettant de se détacher de la pelletée de titres estampillés X-men qui sortent chaque mois.

Laisser un commentaire