Sorties comics VO du 20/08/14

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Au programme cette semaine :

  • All-new X-Factor #12 ●●●●●
  • Elektra #5 ●●●○○
  • Ms. Marvel #7 ●●●●○ (en fait je pourrais en mettre 5, mais la série est tellement ennuyeuse à être *tout le temps* géniale que je retire un pois histoire de dire)
  • Original Sins #5 ●●●●○
  • Sensation Comics feat. Wonder Woman #2 ●●●●○
  • Teen Titans #2 ●●○○○
  • The wicked + The divine #3 ●●●●○
  • Trees #4 ●●●●○

All-new X-Factor #12

Comme le chapitre précédent se terminait de façon un peu trop abrupte, j’espérais que celui-ci contienne l’émotion qui lui faisait défaut. Et c’est le cas, sauf que… la dite émotion ne vient pas du tout de là où on s’attendait. En effet, si plusieurs intrigues progressent dans le milieu du chapitre (notamment un dialogue entre Doug et Georgia qu’on attendait depuis longtemps), c’est Quicksilver qui en est réellement la star, via une mise au point avec Havok que la preview nous avait déjà présentée, et un autre passage assez touchant vers la fin qui nous renvoie jusqu’à House of M.

Pietro continue donc d’être la révélation de cette série : de personnage arrogant et donc potentiellement détestable il est rapidement passé à… un personnage arrogant ET DONC complètement hilarant, notamment via ses prises de bec avec sa sœur Lorna ou avec Remy. Et dans ce chapitre, Peter David lui réserve une belle évolution en nous montrant qu’il n’est pas juste un élément comique mais un personnage complexe.

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Et *en plus* il a la classe italienne, quoi.

Des fois je me dis que je dois donner l’impression de ne lire que des séries légères qui font la part belle à l’humour, aux visages expressifs et… bon OK, c’est un peu vrai, mais c’est typiquement pour des chapitres comme cet All-new X-Factor #12 que je les lis. On est tellement habitué à passer des moments sympa que l’émotion et la profondeur nous prennent par surprise, par le contraste qu’elles offrent avec d’autres passages beaucoup plus légers.

Conclusion : Peter David souffle le chaud et le froid sur cette série, en nous montrant qu’il sait tout faire. L’humour, le respect de la continuité, la finesse, l’émotion, tout y est (la conséquence logique étant donc que personne ne la lit).

Elektra #5

Fin du premier arc, en tout cas résolution de l’intrigue avec Bloody Lips. Je dois dire que j’ai été un peu déçu de l’affrontement contre ce dernier, qu’on nous présente depuis le début comme un être virtuellement intuable tellement il a absorbé de souvenirs et de capacités meurtrières. Et pourtant le combat de fin entre Elektra et lui est limite expédié, d’une façon qui m’a un peu rappelé une chanson de Simple Plan (et donc non ce n’est pas vraiment un compliment). On a encore le droit à un twist surprenant, mais je commence à me dire que trop de twist tue le twist.

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Je reviens sur la partie graphique ou bien on a tous compris que… ? Oui donc on est d’accord.

Ce chapitre a par contre l’avantage d’être assez riche en monologues intérieurs d’Elektra, ce qui nous permet de la comprendre un peu mieux. En effet, plusieurs lecteurs sont dubitatifs quant à l’intérêt d’une série consacrée à une héroïne peu loquace et plutôt habituée à l’ombre, comme si ce genre de personnage n’était pas taillé pour un titre solo, ne le “méritait pas” d’une certaine façon. Même si je comprends d’où vient cette impression, je ne suis pas d’accord : pour moi il n’y a pas de mauvais personnages, uniquement de mauvaises histoires. Je suis persuadé qu’entre les mains de la bonne équipe créative, n’importe quel perso peut briller (bon après est-ce que ça va se vendre, c’est une autre histoire…). Et pour le moment, je ne suis pas sûr qu’en faisant lire Black Widow ou Elektra à un lecteur non-convaincu, on arrive à le faire changer d’avis. Surtout Black Widow qui donne l’impression de galérer comme pas possible avec des informations fausses ou incomplètes, des missions a priori de routine qui se révèlent être des traquenards, des team-up qui laissent penser qu’elle aurait eu du mal à s’en sortir toute seule… et qui nous font nous demander si c’est vraiment elle la meilleure espionne de chez Marvel. Elektra a un peu le même souci : du fait de son mutisme, les autres protagonistes l’éclipsent rapidement par leur présence et/ou leur charisme, donnant l’impression qu’elle a du mal à être l’héroïne de sa propre histoire. Avec ce chapitre, ça commence enfin à changer.

Conclusion : Yo dawg I herd you like twists so we put a twist in yo twist so you can wtf while u wtf (© icondork). Plus sérieusement, une fin d’arc en demi-teinte. Elektra est enfin un peu plus développée, mais malgré un énième twist final le combat tant attendu s’achève aussi vite qu’il a commencé. Tout ça pour ça ?

Ms. Marvel #7

Ce titre c’est un peu comme Saga en fait. Chaque nouveau chapitre est tellement trop bien que ça en devient limite ennuyeux. On ne peut même plus se faire de petit film dans sa tête en se disant “peut-être que ce sera moins bien cette fois-ci” et être finalement rassuré parce qu’en fait non (on s’occupe comme on peut entre deux chapitres, hein).

Même l’intervention de Wolverine est totalement justifiée, ce qui n’est pas peu dire. Son omniprésence générale fera peut-être râler ses détracteurs en voyant qu’il apparaît sur la couverture, mais c’est quand même une excellente idée d’utiliser ce personnage à cet instant précis de la vie des deux héros. En effet, un vieux grigou qui a récemment perdu son facteur guérisseur a 2-3 trucs à apprendre à une jeune héroïne qui s’en est récemment découvert un.

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On entend à nouveau parler des Inhumains, dont Kamala fait après tout partie, ce qui devrait continuer de la rattacher au reste de l’univers Marvel. Et comme l’auteur a magnifiquement intégré Wolverine à son récit, j’ai hâte de voir ce qu’elle va faire d’autres figures plus ou moins connues de l’univers partagé (comme je ne connais pas vraiment le peuple des Inhumains, ce sera l’occasion de les découvrir avec une guide en laquelle j’ai parfaitement confiance).

Conclusion : à la surprise d’environ personne, ce chapitre est une fois de plus une grande réussite.

Original Sins #5

Suite et fin de cette mini-anthologie autour d’Original Sin, avec les Young Avengers comme fil conducteur.

Il faut croire que Marvel gardait le meilleur pour la fin, car après avoir beaucoup déçu, cette série s’achève en fanfare. Le premier chapitre consacré à Dum Dum Dugan et Nick Fury est en effet une vraie réussite, le premier disant au second ses quatre vérités dans un dialogue saisissant de justesse, ce qui nous prouve qu’Al Ewing est décidément un auteur à suivre. Il nous avait déjà montré qu’il était à l’aise dans le fun et l’action avec Mighty Avengers, dans l’humour et les twists avec Loki: Agent of Asgard, et à présent il nous fait la démonstration qu’il excelle aussi dans le sérieux qui frappe là où ça fait mal.

Young Avengers se fait également pardonner ses défauts (dessins peu adaptés, dialogues volontiers trop bavards) avec une conclusion maline, surprenante (mais comme pour l’histoire précédente, difficile d’en dire plus sans tout spoiler, donc il faudra se contenter de ça).

Seul le dernier chapitre déçoit un peu. Chip ‘Sex Criminals’ Zdarsky fait passer plusieurs personnages bien connus aux aveux, leur faisant révéler leurs petits secrets avec beaucoup de dérision. Des fois c’est vraiment bien trouvé, des fois ça fait vaguement sourire, des fois ça tombe complètement à plat. Voici cependant mes préférés :

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Conclusion : une bonne fin pour une mini-série qui aura eu du mal à convaincre la plupart du temps, même les sympathiques Young Avengers ayant été desservis par un trait intéressant mais pas vraiment adapté et des dialogues qui tuent tout dynamisme. Cependant, le chapitre consacré à Dum Dum Dugan et Nick Fury ainsi que le précédent sur le Dr Doom ont été d’excellentes surprises (celui sur J. Jonah Jameson étant plutôt rigolo aussi), ce qui a permis de relever le niveau vers la fin.

Sensation Comics feat. Wonder Woman #2

Suite et fin de l’arc Gothamazon, où Diana doit faire face à une alliance des ennemis habituels de Batman.

Personnellement, Wonder Woman me fait un peu penser à Corto Maltese. Dans les deux cas on a affaire à des personnages assez présents dans la culture populaire, bien que pas mal de gens n’ont sans doute jamais lu leurs aventures (et encore je suis à peu près certain qu’on surestime complètement le rayonnement de WW hors des États-Unis, face à des héroïnes dont la popularité a été boostée par des adaptations bien plus récentes que la vieille série avec Lynda Carter, telles Catwoman et surtout Harley Quinn). Et pourtant, leur style, les quelques images qui les représentent évoquent immédiatement quelque chose, une idée bien précise, une personnalité.

Bon par contre quand on lit les aventures de Wonder Woman, on n’a plus du tout cette impression précise, tellement les différentes équipes ont emmené le personnage dans des directions différentes. L’exemple le plus récent étant les New 52, où dans sa série WW est une fière guerrière qui vit sa vie dans son coin en traînant parfois dans des bars avec un regard qui dit “fait pas suer”, alors que dans la Justice League elle a l’air d’avoir troqué son cerveau contre une épée et s’émerveille du concept de l’identité secrète (qui consiste comme chacun sait à porter des lunettes).

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En faisant se dérouler cette première histoire à Gotham, l’équipe sur le titre a tout simplement eu une excellente idée. C’est-à-dire qu’on commence par un univers très connu et des vilains qui le sont tout autant (Batman est quand même LA figure de proue de DC actuellement), avec une situation qui met en valeur la personnalité de l’héroïne. Quelle est sa façon de régler un problème ? Quelles sont les valeurs qu’elle défend ? Quels sont ses points forts, ses faiblesses ? Quelles sont ses armes ? Ce premier arc répond à toutes ces questions, et dresse rapidement un portrait de Diana qui correspond à l’idée qu’on s’en fait, permettant de rappeler à tout le monde qui est Wonder Woman (ah et aussi qu’on peut raconter des tas de choses en 20 pages). Les dialogues et monologues intérieurs de Gail Simone sont impeccables, et les dessins font quant à eux le travail dans le style en vogue actuellement chez DC, sans être particulièrement remarquables.

Conclusion : en définissant son héroïne par rapport au héros le plus connu de DC, la scénariste embarque sans peine les nouveaux lecteurs et rappelle à tous ce qui constitue l’essence de Wonder Woman. L’entrée en matière parfaite, donc.

Teen Titans #2

Les déclarations véhémentes de Bunker font le tour du net et… rien. Plus tard, d’autres membres des Teen Titans inspirent malgré eux des jeunes à réaliser certaines actions sauf que… rien. Bunker et Beast Boy sauvent des scientifiques étonnamment calmes d’un immeuble en flammes comme si… rien. Ah si, on en apprend un peu plus sur la terroriste qui voulait précipiter un bus rempli de jeunes élèves dans le chapitre précédent et sur l’identité du coupable semble tirer les ficelles dans l’ombre.

On dirait un peu du Bendis sur les séries mutantes actuellement (mais sans son fameux sens du dialogue) ou la dernière itération des New Warriors (mais sans le fun) : un enchaînement de scènes où il ne se passe pas grand-chose mais dessinées par un artiste de talent, donc ça se lit tout seul, et arrivé à la fin du chapitre on se demande si l’intrigue a réellement avancé (et la réponse n’est pas vraiment “oui”). Mais à la limite chez Bendis les personnages ont été présentés et les intrigues lancées. Là on est toujours au début de la série, on connaît a priori les aptitudes des uns et des autres, mais on ne sait toujours pas qui ils sont. Wonder Girl par exemple est totalement absente du chapitre, son nom étant juste mentionné, du coup on ne sait pas quoi penser du passage qui la concerne, tout comme Raven qui reste muette et dont l’expression vaguement hagarde ne nous apprend pas grand-chose face à une situation qui est censée susciter une réaction chez elle. On est à mille lieues de The wicked + The divine, qui traite également de l’influence des stars sur leurs jeunes fans, mais du point de vue d’une fan, et qui sonne beaucoup plus authentique à tout point de vue. Ici l’auteur nous montre juste qu’à l’ère du smartphone, de Youtube et des réseaux sociaux, un look particulier ou une déclaration un peu trop à chaud peuvent vite faire le tour du net et du monde (ce qui n’est pas une grande révélation en soi) et… c’est tout.

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J’ai eu l’impression d’assister pour le moment a un vrai-faux relaunch, où la série repart certes au #1 mais où on ne nous présente pas vraiment les personnages, la dynamique d’équipe n’est déjà plus là dès le deuxième chapitre… Bref, l’histoire prend bien son temps à un moment où potentiellement plein de nouveaux lecteurs débarquent et veulent connaître rapidement les enjeux pour savoir s’ils poursuivront la série ou pas. Et l’intrigue ne reprendra visiblement qu’en novembre, car le chapitre spécial Futures End du mois prochain mettra en scène une nouvelle équipe à une époque où les Teen Titans actuels sont apparemment décédés.

Côté graphisme, Kenneth Rocafort assure sur les visages et notamment sur les formes animales de Beast Boy, vraiment adorable en éléphanteau ou en Grumpy Cat. Je ne suis pas sûr que sa tendance à remplir ses fonds de page de formes géométriques diverses serve vraiment le récit, surtout que les couleurs des fonds de case ont l’air assez arbitraires et que les fonds de page demeurent désespérément blancs (cf. Trees plus bas pour l’exemple inverse quant à l’utilisation de la couleur).

Conclusion : il ne se passe pas grand-chose, et j’avoue que sans Kenneth Rocafort aux dessins j’aurais sans doute déjà lâché le titre (l’aurais-je même commencé ?). Mais poursuivons jusqu’à la fin de l’arc en cours pour savoir si la sauce finit par prendre.

The wicked + The divine #3

A la fin du chapitre précédent, Laura s’était aventurée dans les sous-sols de la ville à la recherche de Morrigan, une suspecte potentielle dans l’affaire qui “ennuie” Luci. Après des découvertes déstabilisantes, c’est l’heure du débrief avec Cassandra.

La deuxième partie de ce chapitre est vraiment excellente : Laura rapporte à Cassandra le ressenti de Luci sur les différents dieux apparus jusqu’à présent dans le monde du récit (mais qu’on n’a pas encore tous vus), le tout saupoudré de remarques piquantes dans le plus pur style Luci. La scène aurait éventuellement pu être ennuyeuse, mais les expressions parfaites de Jamie McKelvie et le sens de la formule de Kieron Gillen font que ça se lit tout seul : on apprend de façon élégante tout un tas de petits détails sur les uns et les autres grâce à la répartie sarcastique de “Ms. Mad, bad and dangerous to know”, tout en s’émerveillant de la justesse des visages (gif par ecstaticandelated).

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La première partie, par contre… J’avoue avoir été rassuré quand j’ai su que même des lecteurs anglophones avaient dû ralentir pour tout comprendre, parce qu’en tant que lecteur francophone j’ai galéré. Un des personnages use et abuse des jeux de mots, tandis que son adversaire tord la langue dans tous les sens, tout en ayant une “personnalité” assez surprenante. Kieron Gillen n’est pas l’auteur le plus simple à comprendre, même quand on pense se débrouiller suffisamment bien en anglais pour lire des comics mainstream (dont le niveau de langage n’est pas d’une complexité folle la plupart du temps) mais là j’ai buté sur beaucoup plus de mots et d’expressions que d’habitude (toutes mes condoléances au traducteur qui s’occupera de la série si elle sort un jour en France, pour s’attaquer à des phrases du style “Let’s none-more-goth this hole into the ground”).

A la relecture, ce passage se lit cependant beaucoup mieux, et on comprend que cette scène est faite pour être déstabilisante : on est dans la même situation que les spectateurs du concert qui ne comprennent soudain plus très bien ce qui leur arrive. On peut  également mieux apprécier le choix des couleurs qui participent à l’ambiance irréelle, comme toujours le soin extrême accordé aux tenues des personnages, qui en disent long sur leur(s) personnalité(s) et l’imagination dont fait preuve l’équipe tout en étant assez fidèle à la mythologie (= j’ai appris un truc sur Morrigan). Il y a sans doute des lecteurs qui suivent ce titre pour l’intrigue (qui est à l’origine du coup monté dont Luci est sans doute victime ? que mijote-t-elle ? quel est la nature de son pacte avec Laura ?) ou pour le thème (on va tous mourir), j’avoue que je le lis juste pour en avoir plein les yeux et me délecter de la maîtrise de la langue dont fait preuve le scénariste *.*

Conclusion : euh… c’était bien ? Enfin, je crois. Je pense que le tandem Gillen / McKelvie / Wilson pourrait raconter n’importe quoi, je les suivrais les yeux fermés de toute façon (enfin non, grands ouverts techniquement, enfin vous comprenez).

Trees #4

Ce récit présenté comme une histoire de science-fiction continue de surprendre en bien, en ne nous proposant pas du tout des histoires d’extra-terrestres mais des histoires bien humaines entre des persos qui le sont tout autant.

On commence par un détour à Shu, où Zhen traîne enfin le timide Chenglei en dehors de sa chambre pour lui faire découvrir la ville, ce qui est l’occasion d’un petit speech bien senti sur les trans, et assez juste qui plus est (Trees, la série qui propose ce que tout Tumblr réclame, et que forcément Tumblr ne lit pas, comme quoi on râle quand un Captain America noir, une colocataire transgenre ou une femme brandissant le marteau de Thor font les gros titres alors que dans un monde idéal il ne devrait pas s’agir d’événements, par contre une série qui propose l’air de rien une intéressante diversité en se déroulant littéralement tout autour du monde, personne n’y fait attention). Comme d’habitude le travail de Jason Howard sur les expressions est impeccable, tout comme son choix de couleurs. C’est en lisant des séries comme Trees (ou All-new X-Factor, ou Captain Marvel, ou Moon Knight) qu’on se rend compte de l’importance de la couleur dans l’atmosphère d’une scène, et à quel point le coloriste (ou l’artiste s’il s’occupe de toute la partie graphique) participe lui aussi à la narration, en définissant l’ambiance d’une façon subtile mais essentielle.

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La deuxième partie du chapitre nous présente une étude scientifique qui est surtout un bon prétexte pour une étude… de personnage : qu’est-ce qui motive autant un scientifique à travailler sur de mystérieuses fleurs dans un milieu inhospitalier ? Comme précédemment, du fait de leur présence absente, les Arbres révèlent : certains profitent de pouvoir habiter une zone où peu de gens s’aventurent pour être plus libres d’être réellement eux-mêmes, d’autres viennent y chercher un sens qui semble manquer cruellement à leur existence.

Enfin, les toutes dernières pages recentrent l’intrigue sur les Arbres eux-mêmes et nous donnent un indice intéressant quant à la signification de certains symboles aperçus en 3e et 4e de couverture (ou comment réaliser un cliffhanger subtil qui donne envie de découvrir la suite tout en ne donnant pas l’impression de garder LA révélation pour la dernière page, et donner l’air de rien un intérêt aux single issues). L’occasion de se rappeler que le danger rôde. Il est difficile de se souvenir pourquoi on a cette impression que les choses risquent de subitement empirer (sans doute les phrases gardées pour la troisième de couverture ?) tellement on est habitués à d’intéressantes rencontres entre divers personnages, mais pourtant le malaise est bel et bien là, en filigrane.

Conclusion : sous des apparences trompeuses, Trees continue de proposer des rencontres marquantes entre différents personnages. On ne sait toujours pas vraiment où on va, mais le tout est tellement bien réalisé qu’on se laisse entraîner.

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