Sorties comics VO du 16/07/14

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Au programme cette semaine, une petite avalanche de séries. Heureusement, la majorité était plutôt bonne :

  • 100th Anniversary: X-men #1 ●○○○○
  • All-new X-Factor #11 ●●●○○
  • Elektra #4 ●●●○○
  • Ms. Marvel #6 ●●●●○
  • Original Sin #6 ●●○○○
  • She-Hulk #6 ●○○○○
  • Silver Surfer #4 ●●●●○
  • Teen Titans #1 ●●●○○
  • The wicked + The divine #2 ●●●●○
  • Uncanny X-men #23 ●●●●●

A partir de maintenant, je vais tâcher de mettre des petits points façon notes ; j’ai aussi mis en gras la conclusion de chaque avis, afin que ce soit plus clair pour s’y retrouver. Pour des raisons d’occupation de mes semaines, c’est plus facile pour moi de rédiger mes avis le mercredi soir, éventuellement le jeudi soir. Après, je n’ai plus vraiment le temps jusqu’au mardi/mercredi suivant. Voici donc quelques petits ajustements afin de ne pas donner totalement dans le walloftext-y.

100th Anniversary: X-men #1

Honnêtement, je ne savais pas trop de quoi ça parlait mais il y avait Emma Frost avec une cravache sur la couverture et un mystérieux ennemi semblait l’effacer de la réalité dans la preview, alors je me suis dit pourquoi pas. Plus précisément, cette histoire se déroule en l’an 2061 : alors que la soirée d’intronisation de Scott Summers en tant que nouveau président des États-Unis bat son plein, des manifestants aux portes de la Maison-Blanche protestent contre ce président mutant. Plus tard dans la soirée, sa femme Emma Frost disparaît et personne à part Scott ne semble se souvenir de son existence.

Mouaich. Ce chapitre signé Robin Furth et Jason Masters est assez perturbant à plusieurs égards. La petite introduction en préambule du chapitre nous informe que Cyclops est passé de terroriste à héros national après avoir neutralisé un trou noir, mais il faut aller sur le site de Marvel pour apprendre qu’il s’agit juste de profiter des 75 ans de la maison pour se demander à quoi ressemblerait la vie des héros dans plusieurs dizaines d’années (d’autres one-shots estampillés 100th Anniversary existent pour d’autres titres). OK.

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Mais ce qui est le plus dérangeant, c’est que l’histoire se déroule dans 47 ans alors que les personnages semblent juste avoir 10-15 ans de plus que leurs versions actuelles. Et surtout, ce n’est pas vraiment convaincant. Le thème du futur potentiel est déjà usé jusqu’à la corde dans All-new X-men, on a déjà vu une future présidente Dazzler dans les pages de Battle of the atom, et voici qu’on nous présente le futur président Cyclops dans une sorte de mini hors-série à Uncanny X-men. La résolution de l’intrigue laisse définitivement penser que les auteurs aiment bien ressasser les mêmes thèmes et personnages, le graphisme est on ne peut plus banal et la conclusion aux interrogations initiales de Cyclops tombe complètement à plat par manque de développement.

Conclusion : pas grand-chose à sauver dans ce chapitre qui ne fait que réchauffer des thèmes vus et revus récemment dans les séries mutantes.

All-new X-Factor #11

Suite et peut-être fin de l’intrigue avec Memento Mori, qui débarque et qui n’est pas content. Je dis “peut-être” car j’espère bien qu’on explorera un peu les conséquences de ce chapitre dans le suivant. En effet, la fin de l’épisode a beau être originale et surprenante, elle n’en laisse pas moins le lecteur sur sa faim. On assiste à un beau moment entre deux personnages… mais qu’on ne connaît pas tant que ça, ce qui atténue son impact. Comme le premier TPB contient les 6 premiers chapitres de la série et raconte la formation de l’équipe, le deuxième devrait rassembler les épisodes #7 à #12, ce qui laisse penser que le prochain chapitre apportera une conclusion au moins partielle à l’histoire de Georgia. Mais à la simple lecture de celui-ci, j’ai trouvé que le choix de Peter David de se cantonner pour le moment à des arcs assez courts pouvait parfois se retourner contre lui : on est toujours sans nouvelles de plusieurs intrigues secondaires dont il a semé les graines dans les chapitres précédents, et celui-ci se termine de façon légèrement abrupte.

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Visuellement, je continue de penser que le côté organique du trait de Carmine Di Giandomenico d’un coté et que ses constructions 3D, ses effets clairement numériques et les couleurs flashy de Lee Loughridge de l’autre s’affrontent plus qu’autre chose. Après c’est peut-être dû au format numérique, dans le TPB que j’ai reçu récemment les couleurs apparaissent un peu moins saturées, mais je reste curieux de voir ce que donnerait son trait avec des aquarelles par exemple. Et des compositions un peu moins alambiquées, les scènes d’action manquant souvent de clarté.

Conclusion : un chapitre un peu déconcertant, la lecture du prochain semble nécessaire pour savoir si l’intrigue est gérée avec brio ou non.

Elektra #6

Pour décrire un peu plus son énigmatique héroïne, W. Haden Blackman choisit cette fois-ci le contraste avec Bloody Lips. Le début du chapitre nous présente en effet une vision de ce qui aurait pu arriver si leur mère et leur femme (respectivement) n’avait pas été tuées, une façon de dresser un portrait en creux de la ninja tout en caractérisant un peu plus son ennemi. Et ce avec une intéressante révélation sur Bloody Lips, à ajouter à la liste des surprises que le scénariste nous réserve à chaque chapitre.

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Dans le reste de l’épisode, plutôt de l’action : hop hop hop on ne s’arrête pas, après avoir exploré une cité sous-marine on se dirige déjà plein nord, vers des contrées beaucoup plus froides. Et puis Mike del Mundo aux pinceaux aidé de Marco d’Alfonso aux couleurs, pff… c’est trop trop beau. Une petite réserve quant à la deuxième moitié du chapitre que j’ai dû relire pour bien comprendre, mais sinon leurs peintures numériques sont une fois de plus un régal pour les yeux, en particulier la première double page et ses magnifiques couleurs chaudes, même si toute la scène de l’hallucination vaut le détour par son atmosphère.

Conclusion : prenez un renversement de situation, une nouvelle destination exotique, enrobez le tout de peintures magnifiques aux ambiances envoutantes et *paf* ça fait un chapitre d’Elektra. Je ne pense pas qu’on puisse tenir éternellement sur ce principe, mais pour l’instant cette façon onirique de réinventer le feuilleton d’aventure fonctionne rudement bien.

Ms. Marvel #6

Changement de dessinateur pour 2 chapitres : c’est Jake Wyatt qui remplace temporairement Adrian Alphona, tandis que Ian Herring reste aux couleurs. On perd le sens du détail rigolo planqué en fond de case du premier, mais on récupère un style assez simple, immédiatement lisible et dont le rendu se rapproche plus de ce que fait Kris Anka (cf. Uncanny X-men #23), sans le côté anguleux cependant. Et comme le coloriste reste identique, on se plonge à nouveau avec plaisir dans ses ambiances toutes douces. Bref, ça va, on est loin de la catastrophe She-Hulk #6.

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Dans ce nouvel arc, Kamala continue de faire face aux créations de The inventor et, après un entretien surprenant avec le cheikh, s’enfonce dans les égouts où elle se retrouve nez à nez avec Wolverine (et des crocodiles). Alors c’est vrai, c’est un peu facile de toujours se reposer sur Wolverine dès qu’on veut attirer l’attention sur une série, mais ici ça fonctionne. Kamala a en effet ce côté un peu complètement fangirl en elle qui rend leur rencontre particulièrement savoureuse : on sent le Logan assez grognon de base mais qui n’en est pas à son premier team up avec une super-héroïne débutante, et que ses réactions n’offusquent pas plus que ça. La geekerie de Kamala justifie aussi tel ou tel clin d’œil à la pop culture, un procédé particulièrement en vogue dans les titres adolescents / humoristiques chez Marvel (j’avoue, j’ai éclaté de rire quand elle reprend un certain meme).

Conclusion : la série continue de convaincre avec son cocktail habituel : de doux dessins et un humour geek parsemé de traits de maturité qui sonnent juste.

Original Sin #6

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L’édition spéciale numérique est bien trop chère pour ce qu’elle est et pour la qualité de l’histoire, mais rien que pour ça, je ne regrette pas d’avoir eu la curiosité de la prendre.

Après que Nick Fury a raconté sa vie secrète dans le chapitre précédent, le mysterious boss explique enfin aux différents héros pourquoi ils les a lancés sur différentes pistes avant de les rassembler.

Ce qui est bien c’est qu’à ce stade-là de l’intrigue on arrive au moment où on a enfin plus de réponses que de nouvelles questions. Ce qui est moins bien c’est que malgré tout on sent les grosses ficelles de l’event estival. On sent qu’il y aurait eu moyen de raconter la même chose en moins de chapitres. On sent que certains sont remplis de vide hormis la dernière page qui doit être suffisamment intrigante pour donner envie d’acheter le prochain quand même (la dernière de ce chapitre frôlant d’ailleurs le grotesque avec son parfum 90’s). On arrive au moment de ze grosse révélation qui va sans doute amener un changement de statu quo pour un des personnages, peut-être aussi une mort marquante dans la tradition des gros events… Bref, on sent le délayage et les mécanismes derrière.

Conclusion : sous une ambiance polar originale affleurent tous les lieux communs de l’event blockbuster habituel. Ne lisant que The tenth realm et Original Sins en VO chaque semaine, j’espère que cet event aura au moins des retombées intéressantes pour d’autres personnages car – sauf changement hallucinant dans les 2 derniers chapitres – l’histoire principale n’a finalement rien d’exceptionnel en elle-même.

She-Hulk #6

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Eurgh. Autant Ron Wimberly est capable de chouettes couvertures (comme récemment sur The superior foes of Spider-Man #12), autant sur les pages intérieures c’est un peu moins ça, surtout quand il s’occupe à la fois du trait et des couleurs. Souvent délavées mais parfois éclatantes à en faire mal aux yeux, ces dernières m’ont vraiment donné mal à la tête sur les doubles pages. En plus d’utiliser un effet de texture qui n’apporte pas grand-chose, Wimberly alterne entre des ambiances colorées étranges, où She-Hulk est d’abord vert jade, puis vert pomme dans la scène d’après, sans que l’éclairage ou l’ambiance ne le justifient de façon évidente. On retrouve un peu le même souci qu’avec Ramon Villalobos dans Original Sins : le dessin est tellement étrange et parfois repoussant que la lecture en devient laborieuse : on a parfois du mal à comprendre ce qu’il se passe, et il faut se concentrer plus que nécessaire pour suivre une intrigue qui n’a rien de si complexe.

Conclusion : vivement le retour de Javier Rodriguez, car en 2 chapitres on est passé d’une série fun et colorée à un truc juste pénible à lire.

Silver Surfer #4

J’ai honteusement oublié de parler du chapitre #3 la semaine de sa sortie, mais il terminait l’arc en cours avec exactement les mêmes qualités que les 2 épisodes précédents, donc on va dire qu’en fait c’était parce que je ne savais pas quoi raconter dessus vu que c’était toujours aussi bien pour les mêmes raisons.

Dans ce chapitre-ci, on ne mélange plus les grands principes cosmiques à des dialogues rigolos et des préoccupations plus prosaïques, on se contente juste des deux derniers, avec cependant une touche de mysticisme. La couverture nous présente les Gardiens de la galaxie mais ceux-ci ne jouent qu’un bref rôle ; je suspecte leur présence d’être uniquement liée à la sortie prochaine du film afin de donner un coup de projecteur sur le Silver Surfer. Cet épisode est plutôt dédié au retour de Dawn Greenwood sur Terre, avec un surfeur qui traverse la galaxie pour la ramener chez elle en pensant repartir directement. Sauf que certains petits détails ont l’air étrange : bien évidemment, tout ne se passe pas comme prévu.

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Visiblement on est bien parti pour rester sur Terre un moment. Cette nouvelle aurait de quoi me décevoir si la première page ne nous montrait pas le Dr. Strange. En effet, Michael Allred est tellement doué pour représenter des êtres bizarres qu’il y a quelque chose d’un peu décevant à le voir dessiner des scènes de la vie de tous les jours sur Terre : d’autres dessinateurs le font bien mieux que lui, le côté biscornu de ses dessins n’apportant pas grand-chose (alors que pour camper des extra-terrestres farfelus, c’est plutôt un des meilleurs). Cependant, certaines scènes nous indiquent clairement que des monstres étranges vont débarquer, et qu’on troque temporairement le cosmique pour le surnaturel (sans compter que c’est l’occasion de développer un peu plus la famille de Dawn). J’ai hâte.

Conclusion : on quitte l’espace pour revenir sur Terre, mais la série n’a rien perdu de son humour et de sa fraîcheur, et la suite s’annonce toujours aussi fantaisiste. Même si la formule change un peu, la série garde ses qualités et reste au top.

All-new Teen Titans NOW! #1

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Premier chapitre du relaunch de la série, qui avait fait couler beaucoup d’encre après la mise en ligne il y a quelques mois de l’illustration de couverture de ce chapitre (enfin, partout sauf sur les sites francophones sur les comics, la dernière rumeur lancée par Bleeding Cool étant apparemment plus intéressante / génératrice de plus de clics que la façon dont les femmes sont traitées dans l’industrie). En effet, Janelle Asselin, ex-éditrice chez DC, en avait critiqué plusieurs aspects dans un article sur ComicBookResources.com, principalement les gros seins de Wonder Girl qui semblent sur le point de déborder de son bustier et donnent l’impression que cette adolescente est déjà siliconée. Dans les jours qui ont suivi, on avait successivement appris que l’auteur de l’article avait reçu plusieurs menaces (dont des menaces de viol), que des “fans” avaient trouvé son adresse mail, plusieurs autres infos personnelles dont l’endroit où elle vivait et ont même essayé de hacker son compte en banque. Mais sinon tout va bien.

Pour revenir à la série en elle-même, c’est un euphémisme de dire que ce relaunch était attendu, tant sa précédente mouture avait fait l’unanimité quant à sa médiocrité (mais les ventes n’étaient pas spécialement mauvaises, ce qui explique sans doute pourquoi elle avait survécu aussi longtemps). N’étant pas masochiste au point d’aller lire ce que tout le monde trouve trop naze, c’est avec ce chapitre que je découvre l’équipe. Premier constat : Will Pfeifer ne nous prend pas par la main pour nous la présenter. Lorsqu’un bus rempli de jeunes élèves et de leurs parents est pris en otage par une mystérieuse terroriste et ses sbires qui traversent Manhattan en direction de S.T.A.R.LABS, les titans adolescents passent immédiatement à l’action. Et c’est au fur et à mesure de leurs entrées en scène qu’on découvre leurs pouvoirs, leur organisation et quelques aperçus de leur personnalité (voire leur sexualité). En d’autres termes, toutes les bases semblent rapidement posées en un chapitre.

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Je retiendrai cependant deux passages plus faibles : toute l’explication assez laborieuse des principaux responsables de S.T.A.R.LABS quant à leur système de sécurité alors qu’on se doute bien qu’il ne va pas servir, et la réaction de Bunker suite à une remarque débile d’un civil, qui fait sourciller par son absence de finesse. C’est surtout côté visuel qu’on est emballé, grâce au style personnel et surtout extrêmement esthétique de Kenneth Rocafort (= j’ai lu le chapitre pour les dessins).

L’auteur a annoncé vouloir explorer les conséquences d’une surexposition aux médias et de l’impact des réseaux sociaux quand on est un justicier adolescent, et ce chapitre en sème les graines. Du fait de son omniprésence dans la vie des citoyens, S.T.A.R.LABS rappelle Google ou Apple, et la dernière scène nous fait nous demander si la façon dont Bunker s’emporte en face des caméras ne va pas lui causer du tort (le contraire serait décevant, ça réduirait la scène à “on informe les nouveaux lecteurs que Miguel est gay ; le tact, on connaît pas”). Des thèmes totalement actuels et qui peuvent donner une série intéressante en plus d’être divertissante s’ils sont bien traités.

Conclusion : un début honnête, à voir si les chapitres suivants donnent envie de rester pour l’intrigue en plus des dessins somptueux.

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The wicked + The divine #2

Luci est emprisonnée pour un crime qu’elle prétend ne pas avoir commis, et Laura semble être la seule convaincue de son innocence et à vouloir lui venir en aide.

J’ai toujours du mal à parler de cette série : Kieron Gillen a tellement détaillé ses intentions dans ses interviews (que j’ai toutes religieusement lues) et j’ai tellement hâte de me plonger dans la contemplation des planches de Jamie McKelvie colorisées par Matt Wilson que, rendu à la fin du chapitre, j’ai l’impression de ne pas savoir quoi ajouter.

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Essayons quand même : l’intrigue est toujours menée tambour battant avec l’introduction d’Ananke, qui nous donne à voir comment Luci a été recrutée dans une scène délicieusement étrange ; comme annoncé par l’auteur, Luci et Laura font un pacte dont on ignore encore les tenants et les aboutissants, et d’autres dieux font leur apparition, de façon parfois surprenante. Bref, ça avance, aucun doute là-dessus.

Graphiquement, c’est toujours magnifique, même si l’équipe a un peu trop tendance à se reposer sur l’expressivité des visages de McKelvie. D’habitude ça ne me choque pas, mais ici les décors semblent souvent vides et les personnages souvent statiques, or rien que dans le chapitre précédent le dessinateur avait montré qu’il était également à l’aise avec le langage du corps, même si les scènes d’action ne sont pas sa spécialité. Je vais quand même être honnête : en plus de la scène avec Ananke, les pages où Laura s’enfonce dans les profondeurs du métro tranchent brillamment avec le reste du chapitre : fini les zooms sur les fameux visages de McKelvie, on passe à des pages qui utilisent à fond le vide, le noir, pour bien nous faire ressentir cette descente vers l’inconnu, vers l’étrange. Je retiens également le sens du détail de la série, qui va jusqu’à représenter l’iPhone de l’héroïne avec un écran fêlé ou à mettre en scène des groupies de Luci qui s’habillent comme son idole devant les portes du centre pénitentiaire. Enfin, si vous avez découvert le trio avec Young Avengers, préparez-vous à des scènes et surtout à un langage bien plus trash que ce que permet Marvel la plupart du temps.

Conclusion : McKelviiiiiiiii- hreum, oui oui, c’était bien.

Uncanny X-men #23

Ouverture d’un nouvel arc sur la lecture des dernières volontés de Charles Xavier, et aussi débuts de Kris Anka sur ce titre, qui s’occupe de toute la partie graphique. A première vue, son style est beaucoup moins impressionnant que celui des grosses pointures qui ont officié sur les séries mutantes écrites par Bendis depuis Marvel NOW! Comparé avec celui de Chris Bachalo avec qui il va à présent alterner sur le titre, son trait est beaucoup plus sobre, mais surtout beaucoup plus clair. Pas de cases qui se déforment et d’overdose de détails, juste de sages rectangles, des expressions précises et des ambiances colorées magnifiques. Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce soit le cas pour le dernier point, car c’est la première fois qu’on voit Kris Anka assurer à la fois l’encrage et les couleurs sur des pages intérieures, mais c’est éblouissant. Mention spéciale au bleu-vert de la salle de Cerebro et surtout au gris déprime de la scène avec Dazzler face au miroir, presque entièrement muette et sans doute le moment le plus puissant du chapitre.

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Côté scénario par contre, on n’est pas du tout dépaysé. Comme à son habitude, Bendis continue de faire progresser simultanément ses différentes intrigues, mais cette fois-ci ça a beaucoup plus fonctionné sur moi. Sans doute parce que les développements étaient beaucoup plus axés émotion que d’habitude, ne donnant pas l’impression d’un simple enchainement paresseux de bons mots ou de répliques bien senties. Emma Frost catalyse de façon assez savoureuse la mise au point qui s’imposait entre Hijack et Cyclops, l’intrigue sur la mystérieuse disparition d’Eva n’avance pas tellement mais son échange avec Cyclops est plutôt intéressant, et enfin la discussion entre Jennifer Walters et les dirigeants de l’école Jean Grey pour savoir si Charles est “juste mort” ou “mort mort” mélange habilement le rire et la gravité.

Conclusion : sous leur emballage classieux, les séries mutantes de Bendis continuent d’alterner les hauts et les bas, mais soyons honnêtes, cette semaine nous avons eu le droit à un magnifique haut.

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