Sorties comics VO du 14/05/14

Au programme cette semaine :

  • All-new X-men #27
  • Batgirl #31
  • Captain Marvel #3

Jean Grey & the All-new X-men #27

A la fin du chapitre précédent, la confrérie du futur attaquait l’école de Cyclops et nous faisait nous poser beaucoup de questions, principalement : “mais… certains d’entre eux ne sont pas censés être morts ?” On n’aura pas la réponse à celle-ci, par contre on en saura un peu plus sur Raze ou sur le mystérieux Xavier Jr, qui ressemble à son père comme deux gouttes d’eau.

Entre Xavier, Xorna, les Stepford Sisters, Emma Frost et surtout Jean Grey, les psychiques ont définitivement le beau rôle dans ce chapitre, même si du côté d’X-23, l’affrontement nous réserve quelques sueurs froides. Sans surprise, la confrérie en a surtout après la jeune Jean Grey, ce qui confirme le focus sur ce personnage auquel on assiste depuis un certain temps.

Ce qui est bien c’est que je ne peux sincèrement pas me plaindre qu’il ne se passe rien. Par contre, l’action se déroule à plusieurs endroits en même temps, tout en étant entrecoupée de prolepses (de flashforwards quoi – c’était mon point Je Connais Des Mots) sur Raze et Xavier Jr. Le chapitre est donc plutôt dense, même si la fin semble arriver beaucoup trop vite. La lecture sera sans doute beaucoup plus agréable en TPB et devrait éviter d’avoir l’impression qu’on n’avance que de 3 pas de fourmis dans différentes directions.

A propos de l’aspect graphique, j’ai épuisé depuis longtemps tous mes superlatifs sur l’équipe Immonen / von Grawbadger / Garcia, mais après la platitude visuelle de X-men: No more humans, c’est un plaisir de renouer avec des compositions aussi dynamiques et esthétiques.

Batgirl #31

D’habitude je ne lis pas la série, mais la bonne surprise du récent annual et le retour de Ragdoll m’ont convaincu d’essayer. En effet, ce dernier appartenait aux Secret Six, une excellente série de Gail Simone qui fut arrêtée pour laisser place aux New 52. Dans ce tout nouvel univers, on (je) pleure encore l’absence de Catman, Jeannette ou encore Scandal Savage, que la scénariste avait créés et/ou rendus extrêmement charismatiques et attachants. Tout le monde s’est d’ailleurs immédiatement rendu compte que l’équipe du prochain film Superman vs Batman avait repompé le costume de Catman pour rendre Ben Affleck plus badass. Pour revenir aux Secret Six, à moins que quelqu’un ne les réintroduise, ils ne sont pas juste perdus dans les limbes de l’univers DC, ils n’existent tout simplement plus, et c’est le drame de ma vie.

Dans ce chapitre, la colocataire de Barbara Gordon se livre à quelques actes de vandalisme dans les locaux d’une compagnie très douteuse, quand soudain un tueur débarque pour les en empêcher : Ragdoll. Pendant ce temps, Barbara rend visite à son à peu près petit ami, à l’hôpital après s’être fait tirer dessus par son père le commissaire Gordon.

Hum. Tout d’abord, j’ai vraiment du mal avec les dessins, pas vraiment virtuoses. Les visages en particulier me choquent, avec ces têtes tout en longueur et ces tout petits yeux (même si j’ai choisi le pire passage du chapitre en illustration). Le rendu de l’action n’est quant à lui pas renversant non plus.

La bonne nouvelle par contre c’est que Ragdoll est toujours fidèle à lui-même, avec son parlé un peu étrange, un peu dérangé, définitivement flippant. Fernando Pasarin restitue à merveille le sentiment de malaise qu’on éprouve quand on contemple son corps capable de se tordre dans tous les sens, mais le reste du chapitre est beaucoup plus banal. Pas assez esthétique pour vraiment plaire, pas assez singulier pour créer une ambiance réellement étrange, comme c’est le cas dans Moon Knight par exemple.

De plus, Gail Simone abuse un peu trop des monologues intérieurs et des doutes de son héroïne. Les lecteurs qui prendraient le train en marche ne seront pas largués, Barbara leur rappelle tout ce qu’il y a à savoir, mais ses pensées cassent complètement le rythme du combat de fin de chapitre par exemple.

Bref, malgré la présence d’un des ex-Secret Six, la suite sera sans moi.

Captain Marvel #3

Après quelques péripéties, Carol poursuit son voyage pour ramener Tic sur sa planète. Par “sa”, il faut comprendre : la planète sur laquelle son peuple a été relocalisé après que leur terre d’origine fut détruite par les Bâtisseurs. Arrivée à destination, elle ne reçoit pas l’accueil auquel elle s’attendait…

Étant donné que je n’ai pas du tout suivi les événements d’Infinity et que, de manière générale, le cosmique ne m’intéresse pas tellement, j’ai parfois peur de me sentir largué. Mais à part un passage qui m’a semblé peu clair lorsque Carol arrive sur Torfa, le reste est comme d’habitude impeccable. On commence par une bonne scène d’action dans l’espace, avant une deuxième partie plus posée où Captain Marvel dialogue avec Eleanides, la chef des lieux. Ces dernières pages sont sans aucun doute le passage le plus marquant du chapitre : Eleanides gagne subitement énormément de présence via quelques répliques bien senties (faut-il rappeler que KSD est la reine du dialogue ?), les expressions des visages de David Lopez se font plus précises, tandis que les couleurs de Lee Loughridge, si vives en début de chapitre, sont devenues de plus en plus désaturées. Tout concorde pour nous faire ressentir de plein fouet le choc que ressent Carol face aux révélations qui lui sont faites, jusqu’au point d’orgue que constitue la dernière page.

La lecture de la semaine, une fois de plus.

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