Sorties comics VO du 11/06/14, 1ère partie

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Cette semaine, on commence par :

  • All-new X-men #28
  • Original Sins #1
  • Uncanny X-men Special: No end in sight #1

All-new X-men #28

Ahlala, quand l’histoire avance, y a pas à dire, on passe un bon moment. L’une de mes frustrations principales dans Battle of the atom, c’était qu’on voyait la confrérie des vilains mutants du futur répéter à qui voulait l’entendre que l’avenir était ignooooble et qu’il fallait à tout prix empêcher qu’il se produise. Sauf que rendu à la fin du crossover, on ne savait toujours pas ce que ce futur avait de si affreux, ce qui rendait les motivations de la confrérie un peu nébuleuses.

Dans ce chapitre, on comprend bien mieux qui tire les ficelles, comment certains morts ne le sont plus et pourquoi certains de leurs membres, plutôt gentils la dernière fois qu’on les avait vus, ont finalement rejoint les troupes de Raze et de Xavier Jr.

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Quelqu’un est définitivement le fils de sa mère…

Et puis graphiquement, ces couleurs, mais ces couleurs… Que ce soit le bleu apaisant de la conscience collective des Stepford sisters, le rouge alarme des locaux de l’école ou un certain rose, les magnifiques teintes que choisit Marte Gracia rendent le titre infiniment agréable à lire tout en communiquant des informations allant de subtiles à essentielles sur l’intrigue.

Maintenant je croise juste les doigts pour que le tie-in à Original Sin qui approche dans Uncanny X-men ne ralentisse pas cette série qui est repartie à fond les ballons et renoue avec toutes les qualités qu’elle avait à son lancement.

Original Sins #1

Pour récapituler ce qu’il se passe chez Marvel en ce moment : dans la mini-série en 8 épisodes (+ un #0) Original Sin, plusieurs équipes enquêtent sur le meurtre d’Uatu the Watcher, dont les yeux recelaient énormément de secrets qui ont été brutalement révélés. Dans divers tie-ins (Avengers, Daredevil etc.), des héros font face à ces révélations soudaines. Enfin, Original Sins est une mini-série en 5 épisodes aux airs d’anthologie, avec les Young Avengers comme fil conducteur, et c’est le premier numéro de cette dernière qui sortait cette semaine.

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Il s’ouvre avec une histoire de Deathlok, un personnage actuellement à l’honneur dans les épisodes de la série TV Agents of S.H.I.E.L.D. Graphiquement les pages sont impeccables, mais l’intrigue de Nathan Edmondson m’a beaucoup déçu. Il a beau faire des merveilles actuellement sur Black Widow, cette histoire d’agent du S.H.I.E.L.D. de niveau 4 qui se présente devant un cyborg assassin en lui disant “iiiih, je suis trop fan de ce que vous faites <insérer ici un résumé des grandes péripéties de la vie de Deathlok>”, on n’y croit pas une seule seconde (ou alors c’est la preuve que le S.H.I.E.L.D. recrute vraiment n’importe qui). Et surtout, on sait très bien comment ça va se finir. Dans la droite lignée des Point One de Marvel, cette courte histoire a pour but principal de nous annoncer l’arrivée d’une série consacrée à ce personnage, dont le premier numéro paraîtra en octobre.

Je passe rapidement sur la petite histoire sur Lockjaw en fin de numéro, dessinée avec les pieds et sans intérêt (ils s’y sont quand même mis à 4 pour la produire).

Non, le véritable intérêt de cet Original SinS #1, ce sont les Young Avengers. Ces derniers temps, les séries Marvel ont tendance à partir dans tous les sens au niveau visuel, et cette fois-ci on va encore plus loin avec des dessins de Ramon Villalobos, qui tranchent littéralement avec ce qu’on a l’habitude de voir chez les Big Two, et encore plus dans les pages de Young Avengers, plutôt associés au trait classieux de Jim Cheung puis aux graphismes stylés de Jamie McKelvie. Au scénario, on retrouve Ryan North, dont le nom vous dit quelque chose si vous lisez Adventure Time (qui paraît chez Urban actuellement) dont il signe aussi les histoires pleines d’humour, de délires en tout genre et de langage djeuns. Je me demandais ce que le mélange des deux allait donner, mais le résultat est particulièrement réussi. Ryan North reste dans un style similaire à celui qu’a installé Kieron Gillen mais déploie son propre humour, tout en n’oubliant pas les inévitables clins d’œil aux réseaux sociaux, ni de signer des dialogues qui sonnent justes (les habitués d’Adventure Time ne manqueront pas de lire les petites lignes qu’il cache en bas de page et qui offrent souvent un commentaire un peu rigolo sur ce qu’il vient de se passer). Je réalise que les jeunes vengeurs m’ont manqué, avec leur vision un peu décalée des choses et leur façon de faire non-conventionnelle (mention spéciale au dialogue avec l’agent du S.H.I.E.L.D.).

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Bwahahahaha !

L’intrigue, rapidement : quand Teddy se rend compte qu’Oubliette, l’ex de Noh-Varr, est à l’origine des combats qui viennent d’éclater en plein Manhattan, il le contacte immédiatement et emmène David avec lui. Sur les lieux, un vilain inattendu fait son apparition…

Uncanny X-men Special – No end in sight, part 1 of 3

Il y a quelques mois, on avait pu découvrir l’arc The arms of the octopus, qui racontait comment les All-new X-men, le Superior Spider-Man et Hulk devaient faire face au… Dr Octopus, dont le corps était censé être mort et dont l’esprit se trouvait secrètement dans le corps de Spider-Man. L’histoire était sympathique sans être mémorable, mais on y retrouvait du beau monde comme Kris Anka aux dessins du 1er chapitre (sur 3) et Jordie Bellaire aux couleurs des deux premiers, le tout sur un scénario de Mike Costa. Et surtout, ce crossover se déroulait en dehors des séries concernées, dans des numéros spéciaux d’une trentaine de pages, contre vingt d’habitude. En d’autres termes : il ne suspendait pas les intrigues des séries concernées (dieu sait que les séries mutantes de Bendis n’en avaient pas besoin) et rien n’obligeait à suivre cette histoire tout à fait optionnelle.

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Cette semaine, Marvel remet le couvert en proposant un crossover du même genre entre les Uncanny X-men, Nova et Iron Man : No end in sight. Lors d’un entraînement où Cyclops commence à former ses jeunes recrues au pilotage de leur quinjet, ceux-ci sont attaqués par des extra-terrestres qui capturent Scott Summers. Emma et Magik réalisant qu’elle ne connaissent pas du tout ses ravisseurs de l’espace et qu’elles sont sans doute fichées partout, elles décident d’envoyer deux de leurs élèves à la pêche aux infos au S.W.O.R.D.

Comme jusqu’à présent, les dernières recrues de Cyclops n’avaient pas été trop développées (vous me dites si vous en avez marre que je radote), je suis toujours partant pour lire des histoires qui les mettent un peu plus sur le devant de la scène. Celle-ci commence de façon sympathique, avec ce qu’il faut d’humour et de mystère pour avoir envie de lire la suite.

Là où le bât blesse, c’est plutôt au niveau du visuel. Il s’agit ici du premier travail de Ron Ackins pour Marvel, et si l’un de ses blogs démontre qu’il a réellement du talent, celui-ci ne se voit pas trop dans ce chapitre. Est-ce le fait de travailler avec 3 encreurs différents plus 1 coloriste qui ne rend pas du tout hommage à son travail ? Est-ce qu’il est meilleur illustrateur que dessinateur de comics ? Est-ce un souci de délais ? Si les expressions de ses personnages sont très justes, les compositions manquent d’impact, les fonds de case sont atrocement vides et le tout ne donne pas l’impression d’une grande maîtrise (Scott avec une barbe de 3 jours, je valide complètement par contre). Les choix de couleurs de Ruth Redmond peuvent également faire sourciller : les locaux de l’école de Cyclops n’ont jamais été aussi clairs, tandis que certaines couleurs de peau ou de cheveux surprennent.

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Tout le monde sait qu’Emma Frost a eu recours à la chirurgie esthétique mais, des seins parfaitement sphériques, sérieusement ? Et ces cheveux blancs, c’est pour lui donner des airs de Miranda Priestly ?

Cette histoire signée Sean Ryan se poursuivra le mois prochain dans Iron Man Special #1 avec des dessins de Rahmat Handoko, et se terminera en août dans Nova Special #1, avec John Timms aux crayons.

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Je préfère nettement les crayonnés de Ron Ackins.

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