Sorties comics VO du 09/04/14, 1ère partie

image

Encore pas mal de sorties encore cette semaine, du coup je vais découper ça en 2 parties. Au programme de ce post :

  • All-new X-men #25
  • Captain Marvel #2
  • Iron Fist: The living weapon #1
  • The superior foes of Spider-Man #11

All-new X-men #25

A l’occasion des 75 ans de la maison Marvel, ce chapitre s’offre une pléthore de dessinateurs-stars qui viennent chacun signer une page (parfois plus), tandis qu’un mystérieux visiteur égrène à Hank McCoy tous les problèmes qu’il a causés et les bonheurs qu’il a empêchés en allant rechercher les 5 X-men d’origine dans le passé. Je dis “mystérieux”, mais en se souvenant des intrigues précédentes et en ayant vu les solicitations des chapitres à venir, on peut déjà se douter de la véritable identité de celui qui vient tourmenter Beast.

image

Au fil de planches dessinées par David Mack, Skottie Young, Lee Bermejo etc. on revient sur les événements passés tout en passant en revue certains futurs possibles, pour certains déjà entrevus dans le cross-over Battle of the atom. Bon, c’est sympa, mais mes passages préférés sont clairement les petites BD vers le milieu de chapitre : un résumé à la fois triste et rigolo de la relation mouvementée entre Colossus et Shadowcat, Cyclops et Wolverine version maison de retraite et enfin Jean Grey et le même Wolverine en mode vieux couple. A ces moments-là, le chapitre prend des airs de mini-anthologie absolument réjouissants (et surtout drôles !).

Pour le reste, je me rends compte qu’inconsciemment, je ne juge plus les séries mutantes de Bendis que sur un seul critère, à savoir “oui mais est-ce que ça avance ?” et la réponse n’est toujours pas oui. L’auteur a cependant l’air parti pour réutiliser certaines pistes, certains personnages qu’il avait introduits auparavant. Peut-être va-t-il donc enfin arrêter de nous faire miroiter des possibilités et donner un peu plus de consistance à son intrigue…

Captain Marvel #2

image

IIIIIRK, mais c’est quoi cette couverture ? o_O Le but du relaunch n’était-il pas, entre autres, de faire en sorte que la série se vende mieux ?

Heureusement, quand on tourne la page, on tombe sur de bien plus agréables dessins. Carol est bien partie dans l’espace, à bord d’un vaisseau où elle transporte l’extra-terrestre comateuse qu’elle avait trouvée dans le chapitre précédent. Mais les choses se compliquent quand elle croise la route de mercenaires qui n’ont pas l’intention de la laisser passer, voire seraient très intéressés par la prime qu’ils pourraient récolter s’ils l’assassinaient. Et ça c’était avant que les Gardiens de la galaxie ne rajoutent leur grain de sel…

C’est toujours un plaisir de lire une série signée Kelly Sue DeConnick, tellement elle mêle habilement l’humour et l’action à d’excellents dialogues et une caractérisation qui n’a rien à leur envier. Par exemple – bon c’est peut-être moi qui suis trop friand de lolcats – mais le principe du chat qui saoule à venir s’asseoir sur les commandes du vaisseau, tel le félin de base qui aime bien se vautrer sur les claviers d’ordi, ça me fait beaucoup rire en plus de sonner juste 😀 On a beau être loin dans l’espace à affronter des extra-terrestres, on se sent tout de suite chez nous grâce à ce genre de petit détail savoureux et familier.

image

La confrontation avec les Gardiens est assez excellente elle aussi, ce qui rassure quand on sait que Carol est censée les rejoindre dans un futur proche, tout comme Venom. Je serais mauvaise langue, je dirais qu’ils ont presque plus d’utilité dans ce seul chapitre que dans tout le Trial of Jean Grey (heureusement que je ne le suis pas :‘°). En plus d’apporter une autre bonne dose d’humour, leur connaissance des affaires intergalactiques nous permet d’en apprendre plus sur la passagère de Carol et son monde d’origine, tout en faisant rebondir l’intrigue.

Bref, encore une leçon de divertissement de qualité par DeConnick.

Iron Fist: The living weapon #1

La précédente série solo d’Iron Fist avait été plutôt bien accueillie par les fans. Écrite dans un premier temps par Ed Brubaker et Matt Fraction et dessinée par David Aja, elle développait le background de Danny Rand et de la cité mystique de K’un Lun où il avait reçu ses pouvoirs, avec beaucoup d’humour et d’action. C’est d’ailleurs sur cette série que Fraction et Aja ont appris à travailler ensemble, le premier ayant pu jouer des forces du second lorsqu’ils se sont retrouvés sur la désormais célèbre série Hawkeye (et faire quelques clins d’œil à leur précédente collaboration vu que David Aja dessine Danny Rand et Clint Barton exactement pareil).

image

Bon je dis ça mais personnellement je n’ai pas vraiment accroché. A part porter un pseudo qui ouvre la porte à tout un tas de blagues douteuses, Iron Fist fait partie de ces héros richissimes à la tête d’une multinationale prospère. Sauf que là où les Bruce Wayne, les Tony Stark ou les Oliver Queen vont s’en servir pour financer leurs gadgets ou autres armures et n’auront aucun super-pouvoir, Danny Rand en a acquis un en plongeant ses poings dans le cœur d’un dragon. Il a ainsi pris le titre d’Iron Fist, arme vivante de la cité de K’un Lun. Tout en continuant de gérer la multinationale familiale. Tout en jouant les héros des rues de New York avec son pote Luke Cage et en apprenant le kung-fu à des petits enfants. Bref, le millionnaire et le héros des rues sans grande prétention ont cohabité en lui de façon assez contradictoire, sans jamais vraiment se rencontrer. J’étais donc curieux de savoir où Kaare Andrews allait emmener le personnage et s’il allait réussir à concilier ces deux aspects.

Première constatation, l’auteur rompt complètement avec l’humour jusqu’ici indissociable du personnage. Sur la première page, il dessine un Danny Rand au visage fermé, froid, apathique même, qui se considère mort à l’intérieur. Suite aux questions que lui pose la jeune femme avec qui il boit un verre sans grande conviction (avant de l’emmener chez lui pour la nuit), il se replonge dans des souvenirs de son enfance et se livre à une introspection qui occupera quasiment tout le chapitre.

image

Bref, c’est très sérieux, très premier degré, ça me rappelle un peu le début de la reprise de Green Arrow par Jeff Lemire, qui abusait lui aussi des monologues intérieurs (mais si, ce run que tout le monde trouve génial sauf moi :P).

Par contre, dans les notes de fin, Kaare Andrews avoue avoir été inspiré par le Nick Fury: Agent of S.H.I.E.L.D. de Jim Steranko, qui en assurait à la fois le scénario, le dessin et les couleurs, et qui en a marqué plus d’un par ses expérimentations. Andrews nous annonce donc qu’au lieu de répartir le travail entre un scénariste, un encreur etc. comme c’est habituellement le cas, il va s’occuper de tout lui-même, expérimenter lui aussi, des fois ça fonctionnera bien, des fois peut-être moins, mais ce sera lui. Et c’est vrai que graphiquement, c’est plutôt intéressant : tantôt les cases sont formées de lettres épaisses, tantôt il donne aux pages de flash-back une texture et un effet de papier plié qui évoquent de vieux documents, tantôt la page se remplit de blanc. Et à tout cela on peut ajouter un style graphique assez particulier, qui n’a jamais été très mainstream.

image

En résumé, une forme intéressante à suivre, dommage que le fond donne nettement moins envie. Je verrai quand même ce que ça donne dans les chapitres suivants.

The superior foes of Spider-Man #11

Bon, j’avais dit que j’attendrais d’avoir le premier TPB entre les mains pour revenir sur cette chouette série méconnue, mais ce chapitre m’a décontenancé o_O Après un précédent chapitre là pour la transition et écrit par un James Asmus de passage, celui-ci nous annonce dès la couverture : “you’ve met the best, now meet the rest!” Sachant que les personnages principaux de la série sont plus proches de la joyeuse bande de bras cassés que des “best”, je vous laisse imaginer le niveau des autres. Cette fois-ci ce sont Tom Peyer et Elliott Kalan qui prennent la plume pour nous raconter une histoire de vilains témoignant chez les vilains anonymes de leur surprise quant aux nouvelles méthodes de Spider-Man (le Superior, beaucoup moins drôle et surtout beaucoup moins scrupuleux quand il s’agit de blesser ou d’humilier ses adversaires). La première histoire est tout de même sympathique grâce à son vilain ridicule et qui manque tellement de contact social qu’il en vient à taper la discute avec sa victime pour avoir au moins une personne à qui parler 😀 Aucun rapport avec l’intrigue des précédents chapitres, mais on reste dans la même veine : des vilains tellement losers qu’ils attirent la sympathie. La deuxième histoire est plus sérieuse et m’a fait me demander si je ne lisais pas la mauvaise Spider-série.

image

Bref, une transition après la transition qui surprend et qui nous fait nous demander où les auteurs veulent en venir. Rendez-vous au chapitre prochain pour peut-être en savoir plus…

Laisser un commentaire