Ms. Marvel #13

[Birds of Prey] was about friendship, even friendship at a cost. That’s why I loved writing it. I sometimes think that the real wish fulfillment in comics isn’t about powers at all, it’s about other things entirely. (…) That’s something I’m always looking for in comics, the relationships that ought to exist, but all too often do not. That’s what Birds of Prey was about for me.

Gail Simone (qui en parle aussi très bien dans cet autre post)

On dit souvent que les comics de super-héros sont des power fantasies (des fantasmes de puissance), et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi : qui n’a pas déjà rêvé d’avoir la force physique et/ou la répartie nécessaire pour se défendre à l’école, au travail, à la maison, dans la rue… ou bien pour porter secours à une victime d’agression sans pour autant avoir peur de se faire démolir le portrait en même temps ?

Les super-héros peuvent nous faire rêver car ils sont capables de toutes ces choses, grâce à leurs pouvoirs extraordinaires (ou, à défaut, à leur super-entraînement en arts martiaux) et à leurs one-liners percutants (oui enfin c’est facile quand un scénariste vous les écrit, hein). Selon les sensibilités, on pourrait rajouter la capacité de voler, de manipuler le temps, de lire les pensées, de se déplacer extrêmement vite, de contrôler les éléments etc.

Un aspect dont on parle moins mais qui est tout aussi important, si ce n’est plus, est le wish fulfillment (la réalisation des souhaits). Lire la suite de

Uncanny Inhumans

Alors qu’ils étaient très discrets il y a encore quelques années, on voit en ce moment les Inhumains sur tous les fronts chez Marvel, avec des résultats plus que mitigés. Analyse de ce qui ne va pas…

  • Qui sont les Inhumains ?
  • Ce qui ne va pas
    • La psychose de l’influence des films
    • Des sous-mutants
    • Un seul scénariste aux commandes de la licence
    • Une série principale qui peine à convaincre

Inhumans

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Angela: Asgard's Assassin

Angela: Asgard’s Assassin est une série qui, en l’espace de 4 chapitres, m’a fait passer de « ouais c’est pas mal » à « mouais… » à « OK j’arrête les frais ». Mais l’équipe créative comprend entre autres Stéphanie Hans (= les courtes séquences qu’elle dessine sont toujours magnifiques) et Kieron Gillen (qui sait toujours où il va et dont l’humour fonctionne souvent très bien sur moi). Ca valait donc peut-être le coup de faire un effort pour terminer le premier arc, au chapitre #6. Il n’est pas encore sorti, mais après relecture des 5 premiers, il y a finalement tant à dire que j’ai envie d’en parler aujourd’hui.

Angela: Asgard's Assassin

– Houlà, tu t’es fait quoi à l’oeil ? – Oh rien, j’ai juste regardé un dessin de Stéphanie Hans…

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Daredevil 2 (2001)

Dans un précédent article sur les comics numériques, je m’étais focalisé sur l’offre de Comixology. Comme ce n’est pas la seule plateforme à proposer de la bande dessinée en pixels, attaquons-nous à présent aux autres, en commençant par celles d’Apple et de Google. Je ne reviendrai pas sur les avantages et inconvénients du numérique en général, juste sur les points forts et les (nombreux) points faibles de ces plateformes. J’ai effectué mes tests avec le 2e TPB de Daredevil (2011), scénarisé par Mark Waid et dessiné par quatre artistes.

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Moon Knight #13

Retour sur quelques sorties des semaines précédentes. Il y aurait également beaucoup à dire sur la fameuse couverture alternative de Batgirl #41, mais après avoir tenté de défendre / expliquer les raisons de son retrait ici et , je n’ai plus vraiment le courage de répéter les raisons pour lesquelles cette illustration allait complètement à l’encontre de tout ce que l’équipe créative avait fait sur le titre depuis le chapitre #35.

  • The wicked + The divine #9
  • Silk #2
  • They’re not like us #3
  • Moon Knight #13
  • Spider-Woman #5 et #6
  • Pendant ce temps, chez les X-men de Bendis…

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Alors que le premier des quatre chapitres de la version papier sort mercredi qui vient, cette courte histoire est déjà parue sous la forme de 6 Infinite Comics, c’est-à-dire des versions numériques spécialement pensées pour être lues sur écran (rien à voir avec le simple affichage de planches entières ou avec la lecture guidée de Comixology).

Avengers: Millennium

Pendant que Quicksilver et Scarlet Witch étaient en vacances au Japon, celle-ci a ressenti une perturbation qui l’a menée à une base de l’Hydra. Une fois les Avengers dépêchés sur place, ils découvrent une machine à remonter le temps, sans pouvoir déterminer sur quelle période elle est réglée. Quelle meilleure façon de le découvrir que d’utiliser la machine ? Petit problème : nos héros se retrouvent dispersés à plusieurs époques… Comment vont-ils revenir dans leur présent tout en déjouant les machinations de l’Hydra ?Lire la suite de

Depuis son récent retour sur la scène comics, l’éditeur Valiant a l’air d’avoir compris que les séries régulières “infinies” ont fait long feu et que l’époque est plutôt aux courtes saisons et aux autres mini-séries. En voici un exemple avec The Valiant, une mini en 4 chapitres qui nous raconte comment tout l’univers Valiant fait front contre un ennemi commun, en se focalisant plus particulièrement sur quelques personnages.

The Valiant

On connaissait déjà Gilad, le Guerrier Immortel chargé de veiller sur les Geomancers, ces interprètes de la Terre. Tout comme l’ombre ne peut exister sans la lumière, Gilad se heurte régulièrement à l’Ennemi Immortel (oui c’est très inspiré), une créature maléfique qui n’a de cesse de vouloir tuer les Geomancers et, honnêtement, y est plutôt bien arrivée jusqu’ici. Alors que cet Ennemi est de retour et compte bien s’attaquer à la Geomancer actuelle, le MI-6 récupère enfin un étrange caisson aussi difficile à ouvrir qu’il a l’air important…Lire la suite de

The Authority

Lorsqu’une attaque de grande ampleur frappe Moscou, les anciens dirigeants de feu Stormwatch se désolent qu’il n’existe à présent plus de force de réaction rapide à l’échelle internationale pour s’élever contre ce genre de menaces. La capitale russe est-elle condamnée ? Non ! Car Stormwatch n’est pas complètement morte ! Jenny Sparks est encore là, et même si la majorité de ses collègues a été décimée, elle peut encore compter sur certains survivants. Avec eux à ses côtés, elle compte bien se poser comme la plus haute autorité.Lire la suite de

They're not like us

Il arrive parfois qu’on oppose le creator-owned au work for hire, c’est-à-dire les titres étant des créations personnelles (chez Image souvent) aux histoires basées sur des licenses existantes (chez DC ou Marvel notamment). Souvent pour se demander s’il ne faudrait pas lâcher les secondes pour les premières.

Je ne suis pas vraiment d’accord. C’est vrai que les récits des Big Two n’échappent pas à certains écueils gênants, comme LE VIDE. A savoir cette impression gênante que le chapitre qu’on vient de lire n’a rien amené, est juste là pour “préparer la suite”, “poser le contexte” et que “ça se lira sans doute mieux en TPB”. De quoi avoir parfois envie de tout lâcher pour des histoires où il n’y a ni “Justice League” ni “Avengers” dans le titre et où l’équipe créative doit donc donner tout ce qu’elle a mois après mois pour que son bébé continue d’exister. Mais en même temps, qui n’a jamais vu un magnifique fanart d’un personnage et s’est dit que ce serait rudement chouette de lire ses aventures dessinées et écrites par untel et unetelle ? C’est là l’intérêt des Marvel et DC pour moi : ce moment où les planètes s’alignent parfaitement et où on a un personnage qu’on aime ET un.e scénariste inspiré.e ET un.e artiste doué.e ET Jordie Bellaire un.e coloriste qui déchire etc.

Bref, tout ça pour dire que j’ai beaucoup parlé de Marvel ces derniers temps et que cette fois-ci, c’est au tour d’Image.

  • They’re not like us #1 et #2
  • The Autumnlands (Tooth & Claw) #1 à #4
  • The wicked + The divine #7 et #8
  • Bitch Planet #1 à #3
  • Nameless #1 et #2

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