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Nan mais lis juste la préface, tu vas voir.

– Ma fournisseuse officielle de Livres Intelligents™ (aussi appelée ma sœur).

Et effectivement, il n’en fallait pas plus pour me donner furieusement envie de me plonger dans la vie de Marie-Antoinette. Là où cette préface peut être trompeuse cependant, c’est qu’elle évoque parfois le Malheur ou le Destin, pouvant laisser penser que les protagonistes ne sont pas vraiment maîtres de leur vie, peut-être un peu « emportés par le tourbillon de l’Histoire  » comme dirait cette chère Riyoko Ikeda (l’auteur de La rose de Versailles, adapté en dessin animé sous le nom de Lady Oscar). Rien n’est moins faux : par le soin qu’il accorde au portrait de la reine et des figures marquantes de sa vie, Stefan Zweig nous rappelle que derrière les grands noms il y a des hommes, et derrière les grandes dates il y a leurs actes.Lire la suite de

sizzurps:

Love: A Character Flaw; and other lessons from Emma Frost.

“You are still so young, you still believe and trust people… and you wish to be loved. It is, of course, a character flaw, but a tolerable one. Unfortunately there is no shortage of pathetically selfish people who will exploit that, especially boys. One might even consider your first heartbreak/betrayal/eternal imprisonment of the opposite sex to be a rite of passage. So congratulations, you’re one step closer to knowing what it is to be human.”

– Emma Frost (Astonishing X-Men #43)

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Le tragique ne résulte pas seulement des traits démesurés d’un être, mais encore, à tout moment, de la disproportion qui existe entre un homme et son destin. Il se manifeste lorsqu’un surhomme, un héros, un génie, entre en conflit avec le monde environnant, trop hostile, trop étroit pour la tâche que le destin lui a assignée, tel Napoléon étouffant dans le minuscule carré de Sainte-Hélène, ou Beethoven emprisonné dans sa surdité, et d’une façon générale, chez toute grande figure qui ne trouve pas sa mesure et son exutoire. Mais le tragique existe aussi quand une nature moyenne, sinon faible, est liée à un destin formidable, à des responsabilités personnelles qui l’écrasent et la broient, et cette forme ici me paraît même plus poignante du point de vue humain. (…)
Pendant ses trente premières années, sur les trente-huit qu’elle a vécues, [Marie-Antoinette] suit une voie médiocre, bien que dans un milieu élevé ; jamais elle ne dépasse la mesure commune ni en bien ni en mal : une âme tiède, une nature ordinaire, et au début, du point de vue historique, rien qu’une figurante. (…)
Mais si le destin a porté cette femme aux plus hauts sommets du bonheur avec rapidité, il ne l’en laisse ensuite retomber qu’avec plus de lenteur et une cruauté plus raffinée. (…) Inexorable comme l’artiste qui ne lui arrache pas sa matière avant de lui avoir arraché ses derniers effets, sa suprême possibilité, le malheur ne cesse pas de marteler l’âme molle et faible de Marie-Antoinette avant d’en avoir obtenu la fermeté et la dignité, et fait surgir toute la grandeur ancestrale ensevelie dans ses profondeurs. Cette femme éprouvée, qui n’a jamais eu la curiosité d’elle-même, s’aperçoit enfin avec effroi, au milieu de ses tourments, de la transformation qui s’opère juste au moment où son pouvoir royal prend fin : elle sent naître en elle quelque chose de grand et de nouveau, qui n’eût pas été concevable sans cette épreuve. « C’est dans le malheur qu’on sent davantage ce qu’on est », ces mots fiers et émus jaillissent soudain de sa bouche et étonnent ; un pressentiment lui dit que c’est justement par la souffrance que sa pauvre vie restera en exemple à la postérité. Et grâce à cette conscience d’un devoir supérieur à remplir, son caractère grandit au-delà de lui-même. Peu avant que la forme humaine ne se brise, le chef-d’œuvre impérissable est achevé, car à la dernière heure de sa vie, à la toute dernière heure, Marie-Antoinette, nature moyenne, atteint au tragique et devient égale à son destin.

Stefan Zweig, extrait de la préface de Marie-Antoinette (traduction d’Alzir Hella).

Quel est le comble pour un dieu de la tromperie et du mensonge ? Ne plus surprendre les gens. C’est ça de faire sa star, de jouer dans Avengers et d’être incarné par Tom Hiddleston. Tout le monde vous connaît et *sait* que vous allez les trahir, les manipuler. C’est pourquoi, dans les pages des comics, Loki a mis en œuvre un de ses tours les plus ingénieux : rebooter lui-même sa licence via un sacrifice héroïque, en ayant savamment intrigué auparavant pour échapper au royaume des morts asgardiens. Il put ainsi ressusciter sous la forme d’un jeune garçon (All New Loki NOW!) et commencer l’écriture d’un tout nouveau destin.

Pendant ce temps-là, sur Terre, les Young Avengers pansent encore leur plaies : retrouver la Sorcière rouge a causé la perte de plusieurs d’entre eux, et a passé le goût de l’héroïsme aux survivants. Billy, réalisant que son petit ami a quand même vraiment tout perdu, passe en revue les différentes réalités jusqu’à en trouver une dont il extrait la mère de celui-ci juste avant qu’elle ne soit tuée. Sauf que Mother se révèle être un parasite interdimensionnel affamé de jeunes héros débordant de pouvoir (et que Kid Loki s’en est mêlé). Il faut fuir, et vite, en embarquant au passage de vieilles connaissances ainsi qu’une nouvelle venue bien mystérieuse.

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La déclaration d’Alex Summers dans Uncanny Avengers #5 (par Rick Remender et Olivier Coipel) et la réponse de Kitty Pryde dans All-new X-men #13 (par Brian Bendis et Stuart Immonen).